Médico-social : neuf associations du Finistère demandent des tests de dépistage du Covid-19 pour leurs personnels

Pour ne pas faire entrer le coronavirus dans les structures d’accueil sociales et médico-sociales, neuf présidents d’associations interpellent le préfet du Finistère pour obtenir plus de moyens, afin d’éviter que l’épidémie ne passe la porte des centres.
 
Les neuf associations veulent que les personnels soient testés de manière préventive
Les neuf associations veulent que les personnels soient testés de manière préventive © DR

Dans un premier courrier envoyé à la préfecture du Finistère le 18 mars dernier, les neuf associations du secteur médico-social demandaient des masques, des gants et des blouses.

Cette fois, dans un nouveau courrier adressé le 3 avril, les Genêts d’or, Kan ar Mor, les Papillons blancs, Don Bosco, la Fondation Massé-Trévédy, l’ACIMAD, Archipel aide et soins à domicile, AS Domicile et Amadeus Aide et Soins réclament un dépistage du Covid-19 pour les personnels de ces établissements. "Nous dépendons du même ministère que les soignants et nous ne sommes pas logés à la même enseigne", déplore Jacques Philippe, président des Papillons blancs du Finistère.
 
500 jeunes et adultes en situation de handicap sont actuellement confinés dans les structures des Papillons blancs
500 jeunes et adultes en situation de handicap sont actuellement confinés dans les structures des Papillons blancs © DR
 

"Manque de blouses et de gel hydroalcoolique"


L'association Les Papillons blancs regroupe quinze foyers d’accueil, instituts médicaux éducatifs (IME) et établissements d'aide par le travail (ESAT) pour jeunes et adultes en situation de handicap. Ils sont en ce moment 500 à être complètement confinés dans leurs centres et 1000 salariés s’occupent d’eux au quotidien.
"Le personnel passe par un sas et s’équipe de masques, gants et combinaisons", indique Jacques Philippe. Nos résidents ne sortent pas et la seule manière qu’aurait le virus d’entrer dans nos structures serait par un salarié contaminé. Si cela arrivait, les conséquences seraient les mêmes que dans les Ehpad : ce serait une catastrophe. Nous demandons que, comme dans les hôpitaux ou les Ehpad, nos personnels soient testés préventivement".

Et de souligner que les masques livrés la semaine dernière sont bien arrivés mais "qu'ils n’étaient pas en quantité suffisante. Les blouses à usage unique et le gel hydroalcoolique commencent à manquer aussi" 

Le courrier a été envoyé en copie à tous les sénateurs et députés du Finistère ainsi qu’à l'Agence régionale de santé Bretagne (ARS).
 
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