Situation de Hop! à Morlaix : le patron d'Air France met en cause la Région, "mauvaise foi" répond Loïg Chesnais-Girard

Le Sénateur Philippe Paul a écrit une lettre à Benjamin Smith, directeur général du groupe Air France, pour lui faire part de son inquiétude quand à la fermeture du site de Hop! à Morlaix. Dans sa réponse, Benjamin Smith avance que la Région n'a pas proposé une participation financière suffisante. 

Le site Aéronotique HOP à Morlaix
Le site Aéronotique HOP à Morlaix © PHOTOPQR/LE TELEGRAMME/MAXPPP
"J'ai écrit à Benjamin Smith pour lui faire part de nos inquiétudes concernant le site Hop! de Morlaix" explique Philippe Paul, sénateur du Finistère. 276 salariés sont en effet concernés par la fermeture du site prévue en 2022

Le directeur général du groupe Air France a finalement répondu vendredi dernier, une réponse que l'homme politique breton a choisi de publier sur sa page Facebook. Dans cette lettre, Benjamin Smith rappelle la faiblesse du trafic et ses conséquences financières. Il évoque aussi des discussions avec la Région  "La Région avait indiqué, en 2019, être prête à mobiliser des moyens pour aider Hop ! à améliorer la compétitivité du site, mais les échanges ont conduit à une proposition très en deçà des besoins." 
Ce passage n'a pas manqué de faire réagir Loïg-Chesnais Girard qui s'est fendu de plusieurs tweets.

 

Dites-nous combien et travaillons toutes les solutions au lieu de polémiquer !

Loïg Chesnais-Girard

"La région Bretagne responsable de l'abandon et du désastre du site industriel de Hop! Morlaix ! Rien que ça ! Arriver à ce niveau de mauvaise foi est affligeant. Ne jouez pas avec l’avenir de tout un territoire et des vies de familles entières de cette façon."

"Si le sujet est financier, alors chiche" ajoute-t-il, prêt à s'asseoir pour de nouvelles discussions, et trouver des solution "au lieu de polémiquer." Joint par téléphone, Loïg Chesnais-Girard souligne : "Je pense que c'est grossier et inacceptable qu'un élu local recoive ce genre de courrier, alors que la discussion n'est pas terminée entre nous." Le président de la Région espère une mobilisation de l'État sur ce dossier : "Je veux que l'État se mouille, qu'il donne une ligne directrice, notamment sur le reclassement des salariés, qui ne sont pas forcément judicieux, à Nantes." Pour lui, le vrai sujet "c'est la place de Air France, dans l'aménagement du territoire." À son tour, il a rédigé un courrier à l'attention de Benjamin Smith, affichant sa volonté de reprendre les échanges. 

De son côté, Philippe Paul dit "ne pas lâcher le morceau". Il a déjà pris contact avec Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec la collectivité territoriale et Bruno Le Maire. Il compte aussi adresser un courrier à Florence Parly, ministre des Armées car il s'interroge. "A la fin de son courrier, Benjamin Smith précise que des contacts ont été pris pour un reclassement du personnel sur les bases aéronovales de Landivisiau et Lanvéoc-Poulmic, j'aimerais en savoir plus. Cela m'étonnerait que le ministère des Armées intègre autant de personnel civil sur ce genre de site." 
 
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