Un produit de conservation des greffons à base d'un ver marin obtient le marquage CE : La société morlaisienne Hemarina va pouvoir vendre son innovation en Europe

Un produit de conservation des greffons en attente de transplantation, réalisé à partir de l'hémoglobine d'un ver marin, a obtenu le marquage CE attestant sa conformité à la réglementation européenne. La société de biotechnologie finistérienne Hemarina, basé à Morlaix, voit ses recherches enfin reconnues.


 L'entreprise bretonne Hemarina affirme, dans un communiqué, que son produit baptisé  HEMO2life "révolutionne la préservation des greffons en attente de transplantation, sans modifier les protocoles cliniques, et avec un effet démontré sur la survie des patients post-greffe".

Les propriétés de l'hémoglobine du ver marin pour oxygéner les greffons

Fondée par Franck Zal, ancien chercheur au CNRS, la biotech de Morlaix (Finistère) exploite les propriétés du ver arénicole Arenicola marina, dont l'hémoglobine est capable de transporter 40 fois plus d'oxygène que l'hémoglobine humaine. Hemarina utilise cette propriété pour oxygéner les greffons lors des transplantations d'organes. Depuis 15 ans, la société  mène des recherches sur ce sujet.

Le Buzhug élevé dans des fermes aquacoles

En Bretagne ce ver s'appelle le Buzhug sourit le scientifique,  mais il précise : "aujourd'hui, on ne va plus le chercher sur la plage. On les élèvent dans des fermes aquacoles en Vendée."

Dans un bloc opératoire, pour une greffe de rein par exemple, l'organe est déconnecté de sa circulation sanguine, il est privé d'oxygène. Moi, je lui met la molécule de l'hémoglobine du ver marin pour lui faire croire qu'il est toujours connecté, ce qui permet de le conserver beaucoup plus longtemps entre le moment de la collecte de l'organe et la greffe.

Franck Zal

Fondateur Société Hemarina

HEMO2life "permet l'oxygénation physiologique des greffons rénaux optimisant ainsi leur temps de conservation et leur qualité", souligne la société, précisant que plusieurs études cliniques et de suivi des patients greffés avaient été menées, notamment par les professeurs Yannick Le Meur, néphrologue à l'hôpital de Brest, et Benoît Barrou, chef du service médico-chirurgical de transplantation rénale à l'APHP.
 "Cette technologie pourra désormais être une solution privilégiée pour chaque intervention dans les pays de l'Union Européenne et ceux où le marquage CE est reconnu. HEMO2life permettra de faire basculer la transplantation d'une procédure d'urgence à une médecine programmée", ajoute Hemarina.

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