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Ouessant : l'hydrolienne “D10” de Sabella sera à nouveau immergée cet été

Dans les ateliers de Sabella, les visiteurs ont pu découvrir la fabrication d'hydroliennes de ce type. / © France 3 Bretagne
Dans les ateliers de Sabella, les visiteurs ont pu découvrir la fabrication d'hydroliennes de ce type. / © France 3 Bretagne

Après une série de tests et d'améliorations à terre depuis 2016, l'hydrolienne de la PME bretonne Sabella sera à nouveau immergée au large de l'île d'Ouessant (Finistère) à partir de la fin août. Annonce faite alors que l'entreprise brestoise ouvre les portes de ses ateliers.

Par Avec AFP


"L'hydrolienne D10 sera réimmergée à l'été", a indiqué ce vendredi Jean-François Daviau, le patron et fondateur de Sabella à l'occasion des journées portes ouvertes au sein de ses ateliers brestois. L'opération, précise-t-il, se déroulera à partir de la fin août en fonction de la météo. 

"Mix énergétique de demain"


La machine, d'une puissance d'un mégawatt, restera immergée pendant trois ans, a précisé le PDG. L'imposante turbine de 100 tonnes, de fabrication entièrement française, fournira environ 15% des besoins en énergie de l'île et disposera d'un système de stockage permettant de pallier en partie aux périodes d'arrêt de la production dues aux étales, les moments entre deux marées où le courant est nul. Pour Jean-François Daviau, c'est une des illustrations du "mix énergique" de demain, qi sera fait d'éolien, de solaire, d'hydrolien...

Hydroliennes en mer : Sabella ouvre ses portes
Images des ateliers de Sabella et interview de Jean-François Davion son PDG à l'occasion des portes ouvertes chez ce spécialiste breton de l'hydrolien - France 3 Bretagne


Lors de sa première immersion, entre juin 2015 et juillet 2016, la machine n'avait fourni qu'environ 5% des besoins en énergie d'Ouessant. Depuis son retour à terre, l'hydrolienne a subi toute une série de tests et d'améliorations. "On a doublé la chaîne de conversion électrique de manière à ce que si un composant venait à défaillir on puisse s'aiguiller sur la seconde chaîne de conversion et continuer de produire", a notamment expliqué Jean-François Daviau.

Si un composant devait être changé au coeur de l'hydrolienne, posée par 55 mètres de fond, cela aurait un coût très important, a-t-il noté, précisant que les opérations
de relevage et de réimmersion de l'engin frôlent les deux millions d'euros. "D10" est la seule hydrolienne à avoir jusqu'à présent injecté du courant d'origine marine sur le réseau électrique français. 



Sabella prévoit à l'horizon 2021, toujours au large d'Ouessant, dans le puissant courant du Fromveur, l'immersion de deux nouvelles machines, d'un mégawatt également mais de 12 mètres de diamètre (D12), afin de couvrir entre 35 et 40% des besoins en électricité des 800 habitants d'Ouessant. 

En dehors de ces projets, Sabella poursuit la promotion de ses hydroliennes dans le monde en visant les zones non interconnectées au réseau électrique national, comme dans certaines îles des Philippines ou d'Indonésie, mais aussi en Australie autour de certaines communautés aborigènes isolées ou de sites industriels et miniers reculés. 


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