Coronavirus : Armor-Lux se lance dans la production de masques en tissu

Trente couturières ont repris leur poste pour fabriquer des masques en tissus / © Julien Le Bot / France Télévisions
Trente couturières ont repris leur poste pour fabriquer des masques en tissus / © Julien Le Bot / France Télévisions

Des couturières de l'entreprise quimpéroise Armor-Lux confectionnent 2 000 masques en tissu par jour, depuis la semaine dernière. Un acte solidaire pour sécuriser un peu plus les salariés d'entreprises locales, notamment du secteur industriel, commercial et logistique. 

Par J. Jeunemaître


Les 80 boutiques d'Armor-Lux sont fermées, la production de marinières est à l'arrêt, pourtant les machines à coudre continuent de tourner dans l'atelier quimpérois.

Depuis près d'une semaine, l'entreprise de textile s'est lancée dans la confection de masques en tissu et en produit désormais 2 000 par jour. "Ce n'est rien par rapport aux besoins en France", soupire Jean-Guy Le Floch, PDG d'Armor-Lux, qui souhaite tout de même faire un geste solidaire dans la lutte contre le coronavirus. 

 
Armor-Lux utilise ses stocks de textile pour confectionner des masques. / © Julie Le Bot / France Televisions
Armor-Lux utilise ses stocks de textile pour confectionner des masques. / © Julie Le Bot / France Televisions


L'usine devait fermer vendredi mais a pu rouvrir ce lundi 23 mars, en accord avec le CSE (comité social et économique). Trente couturières se sont portées volontaires pour reprendre leur poste, à bonne distance bien sûr et avec du matériel désinfecté.


Des masques pour les entreprises locales, pas pour les soignants


Ces productions sont destinées aux salariés du secteur de l'industrie, du commerce ou du transport, et ne concernent pas les soignants. Armor-Lux "n'a pas les outils pour réaliser des masques médiaux, c'est-à-dire non-tissés", explique Jean-Guy Le Floch. 
 

La protection de ces masques en coton reste "moindre" admet le président-directeur, "mais c'est déjà plus sécurisant" pour ceux qui travaillent. 
 

Le masque en tissu est un peu un palliatif. Il remplace le manque cruel de masques non-tissés.


Ces masques, lavables et réutilisables, ne sont pas homologués mais Armor-Lux utilise "un patron émis par le CHU de Grenoble".

L'entreprise affirme recevoir "des milliers de demandes" d'entreprises locales. La protection sera "vendue (peut-être donnée)" entre deux et trois euros, de quoi "honorer le salaire" des couturières. 


 

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