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Tentative d'incendie de sa résidence à Motreff : “la limite a été franchie”, dénonce Richard Ferrand

Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand - 23/01/2019 / © AFP - E. Feferberg
Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand - 23/01/2019 / © AFP - E. Feferberg

Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM), dont le domicile à Motreff dans le Finistère a été la cible d'une tentative d'incendie, considère que "la limite a été franchie". Il s'inquiète pour la "santé démocratique" du pays,

Par Thierry Peigné


Après la découverte vendredi de ce départ de feu, au pied de sa maison à Motreff, dans sa circonscription du Finistère, Richard Ferrand a accordé une interview au Journal du Dimanche. Il se dit tout d'abord "naturellement choqué, et attristé comme tout citoyen à qui arrive ce type de fait" et "inquiet aussi à l'idée que ma compagne et mes filles aient pu se trouver à notre domicile". 
 

"La limite a été franchie"

Selon lui, cette violence est inédite sous la Ve République. Il estime que "la limite a été franchie". "Comme si on pouvait désormais s'autoriser à commettre des actes délictueux ou criminels, singulièrement envers les représentants de la nation. Ce n'est pas un signe de parfaite santé démocratique", exprime l'ancien ministre, qui a déposé plainte.


Des messages de "grande chaleur républicaine"

Il remercie l'ensemble des responsables politiques et élus, pour leurs "messages de grande chaleur républicaine", émanant du gouvernement en passant par des parlementaires, y compris Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
 

Une soixantaine de députés visés

Concernant la tentative d'incendie, Richard Ferrand estime que "rien ne permet à ce stade de l'imputer à qui que ce soit". 

Pour autant, l'élu rappelle que depuis le début de la crise des Gilets jaunes en novembre, de nombreux élus de la majorité ont été visés. "Nous observons depuis des mois des débordements, que j'ai régulièrement condamnés en ma qualité de président de l'Assemblée nationale" et qui "visent de nombreux collègues, de tous les bancs, de toutes les sensibilités". Ainsi "plus d'une soixantaine de députés ont été visés par des dégradations ou des menaces", dénonce le président de l'Assemblée nationale.
 

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