Richard Ferrand favorable à un report des élections régionales et départementales en octobre

Richard Ferrand, député du Finistère et président de l'Assemblée nationale se dit favorable à un report des élections régionales et départementales de juin à octobre prochain. Et ce, contre l'avis de son parti LREM.

Richard Ferrand à l'Assemblée nationale AFP
Richard Ferrand à l'Assemblée nationale AFP © Jacques DEMARTHON / AFP

Le président (LREM) de l'Assemblée nationale Richard Ferrand s'est prononcé ce jeudi 8 avril en faveur d'un report des élections régionales et départementales à octobre en raison de l'épidémie de Covid-19, soutenant une position inverse à celle de son parti, dans un courrier que l'AFP a pu consulter.

Avec un tel report de juin au "tout début du mois d'octobre 2021, nous pourrions bénéficier pleinement des effets de la vaccination de la moitié de nos compatriotes dès la fin de l'été, comme l'a annoncé le président de la République, et offrir à tous les candidats la possibilité de mener une campagne électorale normale", fait valoir M. Ferrand dans ce courrier envoyé au Premier ministre.

La date des élections devrait être arrêtée la semaine prochaine



A la suite des recommandations du Conseil scientifique, le gouvernement a confirmé la semaine dernière qu'il privilégiait à ce stade le maintien de ces scrutins les 13 et 20 juin, dates sur lesquelles il a demandé leur avis aux partis avant ce jeudi 8 avril dans la soirée. Des débats devraient se tenir mardi 13 et mercredi 14 avril sur la question, respectivement devant l'Assemblée et le Sénat.
    
Pour le président de l'Assemblée, élu du Finistère, "chaque semaine de vaccination est une semaine gagnée et à défaut d'octobre, très subsidiairement, les 20 et 27 juin (lui) semblent plus favorables que les 13 et 20 juin".

Sans campagne, la prime au sortant serait encore plus nette, selon M. Ferrand


Pour appuyer son avis, il souligne aussi qu'"en l'absence d'une campagne électorale où pourrait s'exprimer la rationalité d'un programme bien pensé et se révéler le charisme d'une personnalité encore peu connue, il est à craindre que la seule accoutumance ne l'emporte, et accroisse encore ce qu'il est convenu d'appeler la prime au sortant".

La quasi-totalité des formations politiques se sont dites favorables au maintien sous conditions des scrutins, d'autant qu'ils ont déjà été repoussés de mars à juin en raison de la crise sanitaire. Parmi elles, La République en marche qui, dans un courrier également adressé à M. Castex ce jeudi 8 avril, demande à ce qu'une "perspective claire soit donnée par le gouvernement" lors des débats la semaine prochaine, "pour éviter de prolonger la période d'incertitude".

Le patron du parti Stanislas Guerini, comme celui des députés LREM Christophe Castaner, appellent dans cette même missive à ce que les règles de campagne qui seront édictées "s'appliquent aussi en égale mesure aux équipes sortantes qui se représenteraient", afin de prévenir "une quelconque iniquité"


De son côté, le chef du MoDem François Bayrou, allié d'Emmanuel Macron, a lui plaidé ce jeudi pour le report après l'été des élections, pour éviter la répétition du drame du premier tour des municipales, où des personnes avaient pu être contaminées.   

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