Suspicion de cas de Covid-19 à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle.

Une quarantaine de marins du porte-avions Charles-de-Gaulle présentent les symptômes du coronavirus. Ils font l'objet d'une surveillance médicale renforcée. Et ont été placés en confinement.
Les marins ont été isolés du reste de l'équipage et placés en confinement
Les marins ont été isolés du reste de l'équipage et placés en confinement © EPA/Sébastien
Compte-tenu de la situation sanitaire à bord, le porte-avions Charles-de-Gaulle, qui était en mission au large de l'Atlantique, fait désormais route vers la Méditerranée pour un retour anticipé à Toulon.
Une quarantaine de marins "présentent des symptômes compatibles avec une possible infection par le Covid-19 Des symptômes apparus récemment", indique le communiqué du ministère des Armées.


Marins isolés 


Ces marins sont sous surveillance renforcée, "mais aucune aggravation de leur état de santé n'a été pour l'instant constatée". Ils ont été isolés du reste de l'équipage dans un espace de confinement qui compte une centaine de places.
Le porte-avions est équipé pour la prise en charge médicale des marins potentiellement infectés par le coronavirus. L'hôpital de bord abrite une douzaine de lits, une unité de soins intensifs et des respirateurs. "Il y a une vingtaine de soignants : médecins, infirmiers et chirurgiens, précise le ministère des Armées. Nous avons également des moyens d'évacuation rapide par hélicoptère vers un hôpital en cas d'aggravation"
 

Tests de dépistage


La vie à bord du Charles-de-Gaulle a donc été réorganisée : renforcement des gestes barrière et des mesures de précaution.
"Les marins procèdent deux fois par jour au nettoyage des espaces communs, en insistant sur la désinfection des rampes, poignées, robinets et dans les lieux de vie commune. Ils désinfectent les postes de travail, téléphones et ordinateurs partagés après chaque utilisation".
Une équipe en mesure de réaliser des tests de dépistage est arrivée sur le porte-avions.


Le Charles-de-Gaulle avait fait une escale technique à Brest, dans le Finistère, à la mi-mars. Un-tiers de l'équipage est d'ailleurs composé de Bretons. Si l'accès à bord pour les familles avait été annulé, en raison du coronavirus, les marins avaient, en revanche, été autorisés à descendre à terre. 
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