Bretagne : deux générations, deux visions de l'Europe agricole

L'Europe fête les 60 ans du traité de Rome. Pour l'occasion, nous avons choisi d'aller à la rencontre de deux générations d'agriculteurs. La France est le 1er pays bénéficiaire de la Politique Agricole Commune avec un budget de 9 milliards d'euros par an. Quel regard portent-ils sur la PAC ?

Amand et son fils n'ont pas connu la même agriculture
Amand et son fils n'ont pas connu la même agriculture © France 3 Bretagne
Amand s'est installé en 1962, l'année de la mise en place de la PAC, la politique agricole commune qui a transformé sa vie de paysan. La politique agricole commune (PAC) est la plus ancienne et a été, jusqu’en 2006, la plus importante des politiques communes de l’UE.

A l'époque, la PAC est mise en place pour assurer à la communauté européenne un approvisionnement alimentaire suffisant et de qualité. La CEE décide donc de soutenir les agriculteurs des pays membres afin de les encourager à produire.

La PAC doit aussi garantir les revenus des agriculteurs européens en leur versant des primes. Celles-ci doivent compenser les pertes financières qu'ont les agriculteurs lorsqu'ils alignent leurs prix de vente sur ceux des marchés mondiaux souvent moins chers.

Comme beaucoup d'autres, Amand voit son exploitation prospérer, de 7 vaches laitières il passe à plus de 40 têtes.

Bretagne : deux générations, deux visions de l'Europe agricole

Victime de son succès, la PAC engendre une surproduction;  un coup de frein est opéré en 84 pour stabiliser les prix. Si Amand a manifesté contre les quotas laitiers, son fils lui a manifesté pour les garder 30 ans plus tard.
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