Covid-19 : comment évolue la santé mentale des bretons et leurs comportements de protection face à l'épidémie

Anxiété, dépression, trouble du sommeil, adhésion aux mesures de distanciation et de prévention : une étude de Santé Publique France fait le point sur les comportements et les réactions de la population bretonne au cours de  l'épidémie de Covid-19

Sentiment de solitude et dépression durant la crise sanitaire.
Sentiment de solitude et dépression durant la crise sanitaire. © Maxppp

L'établissement public Santé Publique France vient de passer au crible les comportements des bretons face à l'épidémie. Un premier volet concerne l'adoption des mesures et les comportements de protection au fil des différentes vagues.

Des comportements de protection fluctuants 

L'étude met en avant une diminution de l’adhésion aux recommandations de distanciation physique et  une augmentation des comportements sociaux à risque dès la levée du 1er confinement (mi-mai) et jusqu’à juillet-aout 2020, puis à nouveau  une augmentation de l’adoption des mesures de prévention à partir d’octobre.  Elle constate par ailleurs  une moindre adhésion aux mesures de prévention (hygiène et distanciation physique) chez les hommes, les personnes âgées de moins de 35 ans, les personnes ayant un faible niveau d'information en matière de santé.

Distanciation sociale : relâchement cet été

La fréquence d’adoption des mesures d’hygiène varie peu entre les différentes périodes (« lavage systématique des mains », « tousser dans son coude » et « utiliser un mouchoir à usage unique »). En revanche, des évolutions importantes sont observées concernant les comportements de distanciation (« saluer sans serrer les mains », « garder une distance d’au moins un mètre », « éviter les regroupements et réunions en face à face » ). On note une diminution significative dès la levée du confinement du printemps dernier et l'été puis une reprise lors du second confinement. 

L’adoption systématique du port du masque en public a augmenté au long de l’année 2020

Santé mentale 

Comme partout en France, la Bretagne n'a pas été épargnée par des troubles d'anxiété, problèmes dépressifs et de sommeil .

les profils de population présentant une fréquence significativement accrue pour les 3 catégories de troubles recueillies sont: les femmes, les adultes jeunes, les personnes en situation financière très difficile et les personnes ayant des antécédents de troubles psychologiques.

Lors de la dernière période en novembre, la prévalence de troubles anxieux était de 20,2%, celle des troubles dépressifs de 18,8% et des problèmes de sommeil de 62,8%. Prévalences proches de celles observées lors du 1er confinement.

Un léger mieux depuis fin avril 

La satisfaction de vie en Bretagne est désormais stable depuis fin avril après avoir augmenté sur les trois 1ères vagues du confinement. Les états anxieux et dépressif ont atteint leur fréquence minimal avant l'été pour ensuite remonter, sans retrouver leur niveau initial lors de la dernière vague. Les problèmes de sommeil se sont maintenus à un niveau élevé depuis le premier confinement avec une prévalence de 62% sur l’ensemble de la période d’étude.

La période du déconfinement a eu un impact significatif favorable sur la santé mentale des personnes interrogées en Bretagne, avec une diminution de l’anxiété (de 16,5% à 14%), de la dépression (de 19,3% à 10%), des troubles du sommeil (65,8% à 58,6%) et une augmentation du score de satisfaction actuelle de vie (76,3% à 83,1%). Une tendance à la hausse (non significative) de l’anxiété et dépression est observé à partir de septembre. Lors de la dernière période en novembre, la prévalence de troubles anxieux était de 20,2% et celle des troubles dépressifs de 18,8%

 

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