Nokia, Hop, Brittany Ferries : Loïg Chesnais-Girard reçu par le Premier Ministre Jean Castex

Licenciements chez Nokia, fermeture de Hop à Morlaix, fragilité de la Brittany Ferries : ces dernières semaines, les épineux dossiers sociaux ne manquent pas en Bretagne. Le président du Conseil Régional a été reçu hier par le Premier Ministre, afin d'obtenir le soutien de l'Etat.
Le président de la région Bretagne a réagi au discours d'Emmanuel Macron en Corse
Le président de la région Bretagne a réagi au discours d'Emmanuel Macron en Corse © GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
"Je suis allé porté la voix de la Bretagne, des salariés, des élus auprès du Premier Ministre. Le premier objectif, c'était de lui mettre dans l'oreille les sujets bretons".

Au lendemain de son entrevue avec Jean Castex, le président du Conseil Régional de Bretagne résume les dossiers abordés.
 "Les équipes de la région sont en lien avec Bercy et en bonne voix d'aboutir. Il faut gérer l'urgence puis ensuite apporter des solutions pour péréniser l'entreprise. Il s'agit du Pavillon France." 85 millions d'euros vont être apportés sur les cinq prochaines années par la région Bretagne et la région Normandie. L'Etat s'est engagé à abonder à hauteur de 15 millions d'euros dans un premier temps.
 "Au moment où la 5G est en train d'être déployée, on ne peut pas laisser les emplois partir à l'autre bout du monde, il faut conditionner les aides. Nous avons conscience que l'Etat ne peut pas tout faire et nous prendrons notre part, mais il faut trouver des solutions. C'est le gouvernement et l'Europe que j'interpelle car nous parlons là de souveraineté numérique. Qu'est-ce qu'on fait à Lannion?"
   "On ne peut pas abadonner Morlaix en donnant des millions pour sauver Air France. Sauver l'économie en tuant les territoires, ce n'est pas la solution. Le Premier ministre, élu de terrain lui aussi, en est conscient. Il suffit de mettre des contraintes fortes sur Air France. On ne peut pas délocaliser Morlaix à Nantes, c'est d'une violence considérable." Loïg Chesnais-Girard imagine au contraire attirer des salariés d'autres sites administratifs d'Air France saturés à Morlaix et pour ce qui concerne la réparation d'avions "Je ne peux pas croire qu'il n'y ait plus d'avions."
 
Suite à cette rencontre, les dossiers devraient continuer à être suivis par les cabinets des différents ministères concernés. 

 
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