PSA La Janais: le travail de nuit de 500 salariés suspendu

La direction de PSA a annoncé vendredi 5 novembre qu'elle compte suspendre la production de l'équipe de nuit sur le site de La Janais à Chartre de Bretagne (Ille-et-Vilaine). La crise sanitaire aurait des répercussions sur le marché de l'automobile. 500 salariés sont concernés.
Les contrats des salariés intérimaires ne seront pas renouvelés, les autres rejoindront les deux équipes de jours pour de l'activité partielle.
Les contrats des salariés intérimaires ne seront pas renouvelés, les autres rejoindront les deux équipes de jours pour de l'activité partielle. © D. Meyer / AFP
Après deux mois d'arrêt complet de la production, une reprise progressive en mai, l'usine PSA la Janais à côté de Rennes avait finalement mis en place, début septembre, une troisième équipe pour la production de nuit. Le marché de l'automobile semblait reprendre des couleurs et le C5 Aircross hybride et la Peugeot 5008, les deux modèles construits sur le site, se taillaient un petit succès commercial.

C'était sans compter avec la reprise de la crise sanitaire.

 

Les intérimaires les plus touchés



Vendredi 6 novembre, lors d'un comité social d'entreprise extraordinaire, la direction de PSA a annoncé la suspension de la production en équipe de nuit sur le site de Rennes-la-Janais à compter du 16 novembre.

"Ce sont cinq cents salariés dont un tiers d’intérimaires qui vont à nouveau être concernés par le chômage partiel, comme ils l’avaient été à compter de mars dernier", regrette la CFE-CGC.

Dans la pratique, les contrats des salariés en intérimaire ne seront pas renouvelés. Les autres salariés seront ventilés parmi les deux autres équipes avec une part de chômage partiel.

 

Maintien de l'ouverture des concessions



"Elle [la direction] avait d’ailleurs demandé le maintien de l’ouverture des succursales et des concessions durant le confinement pour éviter ce genre de décision lourde de conséquences pour les salariés. Malheureusement, seuls les « clique et collecte » automobiles restent autorisés par l’administration", déplore encore le syndicat.

Depuis le redémarrage très progressif, mi-mai, un protocole sanitaire avait été mis en place sur le site, avec un objectif : tout faire pour empêcher que le virus pénètre et se propage dans l'entreprise.

 
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