Réactions d'indignation des élus à la rave party en Ille-et-Vilaine

Certains élus d'Ille-et-Vilaine expriment leur colère face à la rave party qui s'achève ce samedi 2 janvier à Lieuron, au sud de Rennes. Les inquiétudes vont du risque sanitaire, en cette période de pandémie, aux récriminations face au non-respect des interdictions édictées pour le réveillon du 31.

les gendarmes s'assurent que l'ensemble des teufeurs quitte la Free party, ce matin du samedi 2 janvier 2021
les gendarmes s'assurent que l'ensemble des teufeurs quitte la Free party, ce matin du samedi 2 janvier 2021 © B Levaillant - France Télévisions

 

A l'annonce du départ des derniers groupes de teufeurs, et alors que les gendarmes déployés sur le site de la rave party engagent contrôles et verbalisations des fêtards, le député UDI d'Ille-et-Vilaine Thierry Benoit tient à saluer le travail des forces de l'ordre et de la préfecture ce samedi 2 janvier 2021.

 

 

Egalement du parti politique UDI, Françoise Gatel, sénatrice d'Ille-et-Vilaine, se montre quant à elle indignée par le non-respect de la réglementation et du couvre-feu. Et d'affirmer que les fêtards sont issus des rangs de l'ex-ZAD de Notre-Dame-des-Landes, "professionnels de la subversion" opposés à un projet d'aéroport entre Nantes et Rennes, jusqu'à son abandon.

 

 

Un avis que partage Florian Bachelier, député LREM d'Ille-et-Vilaine, qui s'exprime régulièrement sur le terrain sécuritaire. Lui aussi voit dans le rassemblement de Lieuron la patte de "zadistes", enjoignant l'autorité judiciaire de sévir.

 

 

La maire Les Républicains de vitré, Isabelle Le Callennec, en appelle elle aussi à la justice pour sanctionner les teufeurs. Une enquête est en effet ouverte par les services du procureur de Rennes pour "organisation illicite d'un rassemblement festif à caractère musical", "violences volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique", "dégradation du bien d'autrui en réunion" ou encore "travail dissimulé", "tenue illicite d'un débit de boissons" et "infractions à la législation sur les stupéfiants et notamment la facilitation de l'usage".


Plus tard dans la matinée de ce samedi, le préfet d'Ille-et-Vilaine a annoncé que plus de 800 procès verbaux ont été établis concernant le non respect des règles sanitaires, auxquels s'ajoutent plusieurs centaines d'infractions relevées dans d'autres domaines, comme l'usage de stupéfiants.

 

 

Gilles Pennelle, conseiller régional du Rassemblement National, a réagi au point de situation accordé par le préfet d'Ille-et-Vilaine à BFMtv, hier, vendredi 1er janvier.  Il semble identifier un aveu d'impuissance dans la stratégie de l'Etat face à la tenue de la rave party.

 

 

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