Les effronté-e-s de Rennes portent plainte contre le tweet sexiste d'un élu FN

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L'association féministe de Rennes Les Effronté-e-s a décidé de porter plainte contre X. Elle vise le tweet du conseiller régional FN Christian Lechevalier, datés du 17 octobre, insultant et injurieux à l'encontre de la comédienne Clotilde Courau.

Par Krystell Veillard

Le conseiller régional d'Ille-et-Vilaine Christian Lechevalier a rédigé le 17 octobre dernier un tweet sexiste envers l'actrice Clotilde Courau, retweetant le hashtag #balancetapetasse, qui  détournait le #Balancetonporc, diffusé largement suite à l'affaire Weinstein aux Etats-Unis. Il avait rédigé un commentaire avec ce retweet, "Prude jeune fille, prête à signer un contrat dans la CHAMBRE de Walstein...", écorchant au passage le nom du producteur. Un tweet qui depuis a disparu de son compte.


L'antenne rennaise de l'association féministe les Effronté-e-s porte plainte contre X, visant l’auteur du tweet derrière le compte de Christian Lechevalier. Pour l'association : "Il est inacceptable qu'un élu de la République se permette d'injurier publiquement une femme en questionnant sa sincérité et ses intentions. Les femmes ont droit à la présomption de sincérité quand enfin elles osent briser le silence. Peu importe leur tenue, peu importe leur vie sexuelle : nous avons droit au respect de notre intégrité physique et morale. Ces propos discriminatoires à raison du sexe sont insupportables."

L'élu breton avait également comparé par la suite le hashtag #Balancetonporc à la dénonciation des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, un post également supprimé depuis, mais qui a encore profondément choqué. 
Les effronté-e-s rappellent ainsi qu' "il est inacceptable qu'un élu de la République compare les mouvements #metoo, #moiaussi et #balancetonporc avec la délation sous l'occupation nazie du territoire français. Cette analogie nauséabonde est hors de propos et injurieuse. Rappelons que les témoignages sont ceux de victimes d'agressions et de viols qui s'exposent et ne sont donc pas anonymes, qui, si elles citent leur agresseur, citent une personne qui leur a profondément fait du mal et qui font partie d'une population opprimée, dans une société patriarcale."

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