500 personnes marchent en hommage à Wilhem Houssin. "C'est un message contre les violences gratuites", déclare son frère

500 personnes ont défilé lors d'une marche en couleur, ce samedi 31 juillet à Vezin-le-Coquet, près de Rennes, pour rendre hommage à Wilhem Houssin, musicien de 49 ans, tué par un groupe de jeunes gens.
La famille voulait de la couleur pour cette marche en hommage à Wilhem Houssin, mort il y a une semaine à la suite de coups reçus en pleine rue.
La famille voulait de la couleur pour cette marche en hommage à Wilhem Houssin, mort il y a une semaine à la suite de coups reçus en pleine rue. © Catherine Jauneau-France Télévisions

Tous sont là pour rendre hommage à Wilhem  Houssin, musicien battu à mort dans une rue de Saint-Jacques-de-la-Lande et décédé samedi 24 juillet. Tous ceux qui l’ont connu sont unanimes : "Wilhem était vivant, avenant, excessivement généreux. Il aimait la musique, la culture."

C’est quelqu’un qui avait toujours le sourire jusqu’aux oreilles

Kinœil, un ami musicien

Son ami Kinoeil, musicien comme lui se souvient : "C’est quelqu’un qui avait toujours le sourire jusqu’aux oreilles, qui souriait à la vie. On ne comprend pas qu’il ait pu lui arriver un truc pareil."

© Catherine Jauneau-France Télévisions

Environ 500 personnes se sont retrouvées à Vezin-le-Coquet, la ville où il habitait à proximité de Rennes. Le maire de cette commune, René-François Houssin, père de Wilhem explique : "On ne voulait pas une marche blanche, on voulait de la couleur. La preuve, c’est que je suis en rouge, la couleur de la république. Du sang aussi. Il était tellement vivant, tellement dynamique."

Les endroits que Wilhem aimait

Dans un recueillement ponctué de quelques moments musicaux et de lectures, le parcours a suivi les endroits que Wilhem Houssin aimait fréquenter : le complexe sportif où pendant que ses jumeaux de 12 ans, fans de skate, s’éclataient, Wilhem lisait. La médiathèque ou encore le kiosque à musique, où il organisait des pique-niques musicaux avec son groupe de musique.

Son frère Benoît se réjouit du soutien que cette marche apporte à la famille : "C’est aussi un message contre les violences gratuites (…). Il faut que les gens évitent d’avoir un pois chiche à la place de la tête. Il faut construire les cerveaux pour que ces violences s’arrêtent."

© Pacôme Le Mat-France Télévisions

Dans l'après-midi du mercredi 21 juillet, Wilhem Houssin avait été frappé mortellement par un groupe de jeunes gens à Saint-Jacques-de-la-Lande, commune jouxtant Rennes. Il avait succombé à ses blessures trois jours plus tard.

Ce vendredi 30 juillet dans la soirée, cinq jeunes hommes, dont deux mineurs, tous connus de l'institution judiciaire à des degrés divers, selon le parquet, ont été mis en examen pour homicide volontaire et incarcérés.

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