Agression d'un chauffeur de bus à Bayonne : les conducteurs bretons s'arrêteront une minute en soutien

Un conducteur de bus a été victime d'une violente agression dimanche 5 juillet, à Bayonne. Blessé très grièvement, il se trouve en état de mort cérébrale. Les conducteurs d'autres villes afficheront leur soutien ce mercredi, comme à Rennes, Brest ou encore Saint-Brieuc. 

C'est à cet arrêt de bus à Bayonne que Philippe un conducteur a été victime d'une agression qui le laisse en état de mort cérébrale
C'est à cet arrêt de bus à Bayonne que Philippe un conducteur a été victime d'une agression qui le laisse en état de mort cérébrale © PHOTOPQR/SUD OUEST/MAXPPP
Un conducteur de bus âgé de 59 ans se trouve actuellement en état de mort cérébrale. Il travaillait pour le réseau Chronoplus de Bayonne. Dimanche 5 juillet, il a été la cible d'une violente agression alors qu'il tentait de faire sortir des passagers de son véhicule, contrevenants.

Cinq personnes ont depuis été interpellées, dont un homme de 34 ans déjà connu de la justice. La tentative d’homicide volontaire a été retenue pour deux des agresseurs présumés. Le ministre des Transports venu à la rencontre des collègues du conducteur a dénoncé "un drame particulièrement choquant".


Les conducteurs de bus d'autres régions affichent leur soutien


La famille du chauffeur organise une marche blanche à Bayonne, à 19 h 30. Ce 8 juillet, les conducteurs des réseaux de transports de Rennes et Brest prévoient d'afficher leur soutien. Dans les deux villes, ils marqueront un arrêt d'une minute à 19 h 30. 
"On était très choqués d'apprendre ce qu'il s'est passé à Bayonne" explique Edouard Petit, délégué syndical adjoint CFDT pour la STAR à Rennes. "On trouve que c'est un acte lâche et odieux. C'est une violence gratuite. Nous pensons d'abord à sa femme, à ses enfants et ses collègues. Nous espérons que justice sera faite. " Il souligne : "La violence est devenue une banalité dans les réseaux de transport. Il n'y a pas suffisamment de présence policière et de réponse ferme. On agit seulement quand il y a un drame et ce n'est pas faute d'attirer l'attention des pouvoirs publics sur ces questions-là." 

A Saint-Brieuc, une minute de silence sera observée.
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