Assassinat des Français au Niger : un suspect arrêté

Le 9 août dernier, huit personnes étaient assassinées au Niger. Parmi elles, un Breton originaire de Carhaix et un étudiant à la Rennes School of Business. Le ministre de l’intérieur nigérien annonce l’arrestation d’un suspect.
 
Malgré l'attaque de dimanche, l'ONG s'est refusée à quitter le pays.
Malgré l'attaque de dimanche, l'ONG s'est refusée à quitter le pays. © Bouhreima Hama / AFP
"Un suspect a été arrêté après l'assassinat de huit personnes dont six humanitaires français par des hommes armés près de Niamey au Niger", a annoncé le ministre nigérien de l'intérieur, Alkache Alhada. Il affirme que les enquêteurs détenaient "des pistes sérieuses", selon l’AFP.
Le dimanche 9 août dernier, de jeunes humanitaires français, deux hommes et quatre femmes, leur chauffeur et leur guide nigériens, ont été assassinés alors qu'ils visitaient la réserve de girafes de Kouré, à 60 km au sud-est de la capitale où ils étaient basés.

 

Parmi eux, Antonin et Léo. Antonin, 26 ans, originaire de Carhaix dans le Finistère était chercheur en économie environnementale. Léo, lui, était le plus jeune du groupe. Agé de 25 ans, il étudiait à la Rennes School of Business.
 

Un suspect arrêté au Niger


"Pour l'instant, un suspect est entre les mains du service central de lutte contre le terrorisme nigérien et des investigations continuent. On est en train d'exploiter un certain nombre de matériel dont il dispose et qu'il a pu utiliser", a déclaré mardi soir le ministre nigérien dans un entretien à l'AFP. "Nous sommes actuellement sur des pistes sérieuses, des pistes qui peuvent nous conduire aux auteurs de ces actes (...) Nous avons certaines informations qui nous donnent des indications sur des probables acteurs de ces crimes horribles (...) et nous pensons que ça va nous mener à des résultats positifs" a-t-il poursuivi.
 

Paris place le Niger en zone rouge

Interrogé sur la décision de Paris de placer en zone rouge l'ensemble du Niger, c'est à dire fortement déconseillée aux voyageurs, à l'exception de la capitale Niamey, M. Alhada, a répondu : "On ne peut pas dire que ça fait plaisir. Les Nigériens ont trouvé cette mesure injuste et ils l'ont manifesté à divers niveaux. Moi, je dis qu'il s'agit d'une décision d'un Etat souverain qui entend protéger ses concitoyens et là aussi c'est légitime" a-t-il expliqué, souhaitant que "cette mesure soit levée au plus tôt".



 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
humanitaire international monde justice société