Assises. Le meurtre de Melrand jugé en appel à partir de ce lundi à Rennes

La cour d'Assises d'Ille-et-Vilaine va procéder à un nouvel examen du meurtre de Sébastien Legendre, tué démembré et calciné à Melrand en janvier 2017. Condamné en première instance à la même peine de trente ans de réclusion criminelle, le couple de meurtriers s'accuse mutuellement des faits.
La salle d'audience de la Cour d'Assises d'Ille-et-Vilaine
La salle d'audience de la Cour d'Assises d'Ille-et-Vilaine © Isabelle Rettig - France Télévisions

Ce deuxième procès permettra-t-il d'établir à qui, de Ludivine Quénehen ou de Frédéric Catrevaux, incombe la responsabilité des coups mortels portés à la victime ? Depuis le début de l'enquête, chacun rejette sur l'autre cette responsabilité et l'examen des faits par la cour d'Assises du Morbihan en septembre 2020 n'avait pas permis de le déterminer.

Condamnée comme son compagnon à 30 ans de réclusion criminelle assortie d'une peine de sûreté de 20 ans, Ludivine Quénehen avait immédiatement fait appel de cette décision. La cour d'Assises d'Ille-et-Vilaine va donc examiner une nouvelle fois, à partir de ce lundi et jusqu'au 17 septembre, les macabres évènements qui ont eu lieu dans la nuit du 29 janvier 2017 dans la commune morbihanaise de Melrand.

Un crime atroce pour un butin lamentable

L'exposé des faits qui se sont déroulés cette nuit-là est glaçant : la victime, Sébastien Legendre, âgé de 38 ans, sort de prison et vient à Melrand retrouver son compagnon de cellule, Frédéric Catrevaux, sorti lui quelques jours plus tôt.
La compagne de Frédéric Catrevaux, Ludivine Quénehen, est présente dans la maison. Les trois trentenaires passent une soirée où ils consomment alcool et drogue. C'est pour extorquer sa carte bancaire à la victime que le couple va le tuer à coups de couteau, le démembrer et le brûler partiellement dans la cheminée. Ils retiront 50 euros avec cette carte, après les faits. Un crime qualifié d'"atroce pour un butin lamentable" par l'avocat général, en première instance.

Condamné aussi pour le viol de sa fille

En février 2021, Frédéric Catrevaux a été condamné à 12 ans de prison par la cour criminelle de Loire-Atlantique, pour les viols de sa fille, mineure, en 2011.

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