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Camp de 400 migrants à Rennes : “l'État prendra en charge les demandeurs d'asile”, Michèle Kirry

Michèle Kirry, préfète de la région Bretagne et d’Ille-et-Vilaine / © Maxppp - Photo PQR Ouest-France - P. Renault
Michèle Kirry, préfète de la région Bretagne et d’Ille-et-Vilaine / © Maxppp - Photo PQR Ouest-France - P. Renault

Lors d'une rencontre avec la presse, la préfète de Bretagne et d'Ille-et-Vilaine est revenue sur le camp de près de 400 migrants au parc des Gayeulles. Elle a réaffirmé que l'État s'occuperait de tous les demandeurs d'asile et que l'évacuation ne se fera que si la ville de Rennes en fait la demande.

Par T.P. avec E.L.


Il sont 350, 400 migrants à vivre depuis un jour, une semaine ou plusieurs semaines sous des tentes dans le parc des Gayeulles à Rennes. D'un côté, les associations réclament "un logement pour tous" et l'ouverture de 120 logements pour faire disparaître ce campement. De l'autre, la préfecture rappelle qu'elle s'occupera comme elle le doit des demandeurs d’asile. Elle réclame donc toujours aux associations de lui fournir une liste des migrants réfugiés au parc des  Gayeulles afin de déterminer les droits de chacun. Ces dernières s'y refusent.
 

Une pression migratoire en forte hausse

Michèle Kirry, la préfète d'Ille-et-Vilaine, en a profité pour faire le point sur la pression migratoire dans le département et particulièrement sur Rennes. "Il y a 27% de demandeurs d'asile en plus en Bretagne par rapport à 2018 sur les sept premiers mois de l'année" lance la préfète. Soit environ 300 personnes supplémentaires. Et cette pression migratoire est particulièrement importante sur l'Ille-et-Vilaine qui accueille 65% des migrants, soit beaucoup plus que les autres départements bretons : 9,5% dans les Côtes d'Armor, 11,5% dans le Finistère et 14% dans le Morbihan.

Les migrants viennent principalement de Géorgie et d'Albanie. Or, ces deux pays sont jugés "sûrs" et la grande majorité (97%) des migrants sont déboutés du droit d’asile. Selon la préfète, la plupart de ces migrants sont là "pour des raisons de santé, avec l'idée de se faire soigner en France".
 

1 579 places d’accueil très insuffisantes

Michèle Kirry a rappelé que l'État s'occupe des migrants éligibles au droit d’asile. Il les accuille, les héberge, le temps de l'instruction en préfecture de leur dossier de demande d'asile, soit deux mois environ. Il existe 1579 places dans des structures d'accueil dont 141 nouvelles depuis le 1er janvier. 181 places supplémentaires seront créées d'ici la fin de l'année.

En plus de ces centres et pour répondre à la pression migratoire, 40 894 nuitées d’hôtel ont été alloué aux demandeurs d'asile depuis début janvier. Mais cela est encore insuffisant.
 

Un guichet d'aide au départ volontaire

Pour la préfète, les migrants déboutés de leur demande d'aile, ont vocation à rejoindre leur pays d'origine. "Il ne faut pas garder dans l'idée qu'il y a un avenir en France" a-t-elle précisé. Elle a annoncé l'ouverture à la mi-octobre d'une structure d’aide au départ volontaire pour les déboutés du droit d’asile : 50 places dans un premier temps et 80 ensuite. Ces personnes seront accompagnées par les associations et par l'État "y compris avec des aides financières pour repartir chez eux".

La préfète a également précisé qu’elle ne ferait procéder à l’évacuation du camp du parc des Gayeulles que si la ville de Rennes demandait le concours de la force.
 

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