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Rennes : les migrants de l'immeuble occupé au Blosne s'engagent à partir le 30 août

L’immeuble propriété d'Archipel habitat est occupé par des sans logis depuis le 17 octobre 2018 / © Groupe logement du 14 octobre
L’immeuble propriété d'Archipel habitat est occupé par des sans logis depuis le 17 octobre 2018 / © Groupe logement du 14 octobre

Depuis près de 10 mois, une centaine de migrants occupent un immeuble du Blosne à Rennes. Ce mercredi 7 août, le collectif de soutien aux occupants de l'immeuble a trouvé un accord avec le bailleur social Archipel Habitat pour quitter les lieux à la fin du mois d'août.

Par T.P.


C'est à l'issue d'une journée de négociations et d'une rencontre entre le collectif de soutien (Groupe Logement du 14 octobre) et Archipel Habitat que la date de départ des migrants a été fixée : ce sera le 30 août.
 

10 mois d'occupation

À l'automne 2018, une centaine de migrants, d’une quinzaine de nationalités différentes, cherchaient refuge dans la capitale bretonne. Après le TNB, un gymnase et la fac de Rennes 2, ils avaient finalement élu domicile mi octobre dans un immeuble rue d'Estremadure dans le quartier du Blosne. 

Rapidement, pour des raisons de sécurité, une convention d’occupation avait été signée avec le propriétaire du bâtiment. A l'issue de cette convention, fin mars, Archipel Habitat a demandé à ce que les lieux soient libérés pour permettre de faire des travaux dans l'immeuble afin de le transformer ... en centre d'hébergement d'urgence de 100 places.

Le bailleur social saisit alors la justice qui, fin mai, ordonne le départ des occupants avant le 3 août. 

Conscient que les migrants ne pourraient pas rester bien plus longtemps dans l'immeuble, le collectif et les migrants ont accepté de partir le 30 août.
 

Un répit face à une situation explosive

Mais le collectif de soutien est bien conscient que cette prolongation jusqu'au 30 août n'est qu'un répit. Si les deux familles avec enfants qui étaient parmi les occupants devraient être relogées d'ici la fin du mois, se pose la question de savoir où vont aller tous les autres.

Depuis quelques mois, face au manque de dispositifs d'accueil de l'État, la ville de Rennes a dû loger chaque soir des dizaines de familles dans des logements provisoires. Elle a aussi ouvert deux gymnases d'une capacité de 80 places chacun.  La mairie annonçait à la mi-juillet s'occuper de loger en urgence environ 500 migrants dans ces deux gymnases, dans des hôtels ou au parc des Gayeulles. Un campement improvisé qui voit le nombre de ses occupants augmenter. De 50 la semaine dernière, ils serait près d'une centaine à ce jour.
Face à cet afflux, la métropole rennaise vient de mettre à disposition les sanitaires du stade de rugby.

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