Déjà testée à Rennes, l'amende de 200 euros pour consommation de drogues va être généralisée en France

Les consommateurs de drogue en France pourront être sanctionnés d'une amende forfaitaire de 200 euros sur l'ensemble du territoire français à compter de la rentrée 2020. Une mesure déjà appliquée depuis juin à Rennes.
L'amende, si elle est réglée sous quinze jours, est minorée à 150 euros. Au-delà de 45 jours, le contrevenant devra s'acquitter d'une majoration fixée à 450 euros.
L'amende, si elle est réglée sous quinze jours, est minorée à 150 euros. Au-delà de 45 jours, le contrevenant devra s'acquitter d'une majoration fixée à 450 euros. © BRUCE BENNETT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP
"La forfaitisation des délits de stupéfiants sera généralisée dès la rentrée", a déclaré le Premier ministre Jean Castex, en visite samedi à Nice. 

Cette procédure, une amende forfaitaire de 200 euros, s'applique à toutes les drogues mais vise d'abord les usagers de cannabis.

Elle est déjà appliquée dans plusieurs villes de France comme Reims, Marseille, Lille, Créteil ou encore Rennes depuis juin. L'amende, si elle est réglée sous quinze jours, est minorée à 150 euros. Au-delà de 45 jours, le contrevenant devra s'acquitter d'une majoration fixée à 450 euros. 

La mesure aidera les forces de l'ordre à "appliquer une sanction sans délai" et devrait se montrer efficace "contre les points de revente qui gangrènent les quartiers", a affirmé Jean Castex.

Des verbalisations à Rennes

A Rennes, le premier procès-verbal a été dressé dès le mardi 16 juin, jour de lancement de l'expérimentation de l'amende. Un homme de 27 ans avait été verbalisé alors qu'il consommait du cannabis place de la République. Depuis, d'autres verbalisations ont été effectuées. Un bilan sera effectué à l'issue de l'expérimentation mi-août.

Pour Philippe Astruc, le Procureur de la République de Rennes, au-delà de la lutte contre les trafics de stupéfiants et les dealers, il faut aussi "sensibiliser, responsabiliser et sanctionner les usagers qui ont une part de responsabilité dans la dégradation de vie de certains quartiers" et ainsi faire baisser la demande. "Ceux qui s'adonnent à ce genre de consommation, doivent savoir qu'en achetant ces produits, ils alimentent des réseaux souterrains parfois mafieux".

 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
drogue faits divers police société sécurité