Epidémie de bronchiolite. La Bretagne n'échappe pas à la hausse des cas et des hospitalisations

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Écrit par Catherine Jauneau .

La région Bretagne est en phase épidémique de bronchiolite qui devrait atteindre son pic en décembre, pour se terminer à la fin de l’hiver. Les services d’urgences et les services d’urgences pédiatriques des établissements sanitaires vont être confrontés à une augmentation importante d’enfants touchés.

La bronchiolite est très contagieuse et est majoritairement due au virus respiratoire syncytial (VRS). Elle touche principalement les enfants avant l’âge de 2 ans.

Le virus se transmet par la salive, les éternuements, la toux et par les mains. Il reste également sur les objets souillés (tels que les jouets, les tétines, les “doudous”). Ainsi, le rhume de l'enfant et de l'adulte peut être à l'origine d'une bronchiolite chez le nourrisson.

Dans de rares cas, la bronchiolite impose une hospitalisation, voire une admission en réanimation. Cette année, partout sur le territoire, Santé Publique France constate une poursuite de l’augmentation des indicateurs de surveillance de la bronchiolite chez les nourrissons, malgré un infléchissement en lien avec les congés scolaires de la Toussaint.

Forte hausse des hospitalisations et passages aux urgences

Les dernières données montre des nombres de passages aux urgences et d’hospitalisations pour bronchiolite très élevés et à des niveaux supérieurs à ceux observés aux pics épidémiques depuis plus de 10 ans.

La Bretagne n'échappe pas au phénomène. Ce mardi matin, aux urgences du service pédiatrique du CHU de Rennes, Harry, un petit garçon né prématuré, âgé d'à peine un mois et demi, est dans les bras de son papa.

Je viens aux urgences sur les conseils de notre médecin traitant. Depuis quatre jours, Harry est pris du nez, il tousse, il arrive quand même à boire. Il vient juste de rentrer de néonatalogie.

Papa du petit Harry

Marie-Aline Guitteni, responsable des urgences pédiatriques au CHU-Hôpital sud de Rennes, examine l'enfant. Pas de doute, sa toux est spécifique.

Le petit bonhomme restera en observation une semaine sur place. "Ce qui est inhabituel cette année, c'est la précocité de l'épidémie qui débute dès octobre et le nombre d'enfants atteints, constate la médecin. En ce moment, 25 % des petits de moins de deux ans sont vus aux urgences pour un diagnostic de bronchiolite. D'habitude, on est en dessous de 20%, soit un quart de plus quand même."

Dans le service, sept chambres sur douze sont actuellement occupées par des petits patients atteints par le virus. Ils nécessitent beaucoup de soins.

Frédérique Mahé, infirmière puéricultrice, explique : "Ce sont des bébés entre un et deux mois souvent. Ils ont besoin d'oxygène pour les aider à respirer et de soins alimentaires car ils ne peuvent pas prendre leurs biberons, mais il n'y a pas de traitement particulier".

Les chiffres en Bretagne

En Bretagne et comme pour les autres régions, l’épidémie est toujours en phase ascendante, avec la poursuite de l’augmentation du nombre de passages aux urgences (+ 14,6 % soit 32 passages en plus par rapport à la semaine dernière).

Chiffres hospitalisations pour bronchiolite en Bretagne sur les deux premières semaines de novembre 2022.

La bronchiolite représente 23,5 % des passages aux urgences pour les moins de 2 ans (contre 20 % la semaine précédente) et 30 % de ces passages ont fait l’objet d’une hospitalisation.

Par ailleurs, le nombre de consultations SOS médecin pour ce motif a également augmenté (60 contre 43 la semaine précédente).

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