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Fausse alerte à la bombe sur un vol Lyon-Rennes : 9 mois avec sursis et une mise à l'épreuve

© B. Van Wassenhove - France 3 Bretagne
© B. Van Wassenhove - France 3 Bretagne

Un étudiant âgé de 23 ans était jugé ce mardi devant le tribunal correctionnel de Rennes. Le 18 janvier dernier, il avait annoncé une fausse alerte à la bombe sur un vol Lyon-Rennes assuré par la compagnie easyJet.

Par E.C


Un étudiant rennais comparaissait ce 21 mai devant le tribunal correctionnel de Rennes pour "divulgation de fausses informations". Pour avoir annoncé une fausse alerte à la bombe sur un vol Lyon-Rennes, il a été condamné à 9 mois de prison avec sursis et deux ans de mise à l'épreuve.

Il devra également verser des indemnités pour le préjudice subit par les aéroports. 1900 euros pour l'aéroport de Dinard et Rennes et 1350 euros pour celui de Lyon. easyJet a été débouté pour absence de justificatifs.  


À la suite de sa garde à vue, il avait indiqué que son acte était lié au fait qu'il ne voulait pas que ses parents, présents à bord de l'avion le rejoignent. Il était jusque-là inconnu des services de police.


Un acte désespéré, un geste disproportionné


Pendant le procès, il a confirmé qu'il ne voulait pas voir ses parents, pour éviter de les confronter à son mode de vie en lien avec la consommation de cannabis. Ces parents voulaient profiter des journées portes ouvertes de son école de commerce pour venir lui rendre visite. "Pour moi le week-end, c'était pas d'obligation, c'était juste fumer des joints" à raison de 10 par jour confie-t-il. Une forte addiction qui l'a déjà fait rater sa Licence de droit. Sa panique s'est traduit pas un geste disproportionné. Il a pris la parole pour s'excuser.

Depuis la fausse alerte à la bombe, il est suivi par le service de tabacologie de Pontchaillou et ne fume quasiment plus. Il a également renoué le dialogue avec ses parents. Il compte revenir à des études de droit et envisage de devenir avocat. Sa condamnation pourrait mettre un frein à cette ambition. 

Pour l'avocate des aéroports de Rennes-Dinard "il s'en tire bien. On a plus jugé la personnalité de ce jeune homme que l'acte."
 

Un appareil contraint de faire demi-tour


Le vendredi 18 janvier, un avion avait fait demi-tour à la suite d'un appel téléphonique anonyme. Après avoir décollé de Lyon à 15 h 04, il devait atterrir à 16 h 15 à Rennes. Après seulement 45 minutes de vol et alors qu'il survolait Clermont-Ferrand, l'appareil a opéré une large boucle pour revenir à son point de départ. 159 personnes, y compris les membres de l'équipage se trouvaient à bord. Le trafic avait été interrompu pendant 40 minutes. 

Pour la petite histoire, les parents du jeune homme sont bien arrivés à Rennes, ce fameux week-end après avoir pris un nouvel avion.

 

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