Faute de pompiers, un avion reste cinq heures sur le tarmac de l’aéroport de Rennes avant de décoller

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Un Airbus A319 à destination de Londres a dû patienter près de 5 heures sur le tarmac de l’aéroport de Rennes avant de décoller. En grève, les pompiers assurant la protection des installations n’étaient pas assez nombreux.

L’attente a dû être longue pour les passagers du Rennes-Londres de 19h22 ce lundi 27 juin. Alors qu’ils avaient embarqué, il n’y avait qu’un seul pompier en service pour assurer la protection des installations et des passagers, alors que le minimum règlementaire est de deux.

Conséquence : les passagers sont restés à bord pour attendre, près de 5 heures, le décollage.

Depuis le 24 juin dernier, les agents de Securitas Aviation, dont le siège est à Roissy, sont en grève. "Mais l’un des deux agents prévus n’avait pas reçu son ordre de réquisition" raconte Olivier Levrel, le représentant CGT du personnel.

Il a fini par le recevoir à 23h à son domicile, et le temps de se préparer et rejoindre l’aéroport, il était plus de minuit " complète Olivier Levrel, qui rapporte des cas de malaises parmi les passagers.

Dans la même journée, le transport de fret a été considérablement retardé, tandis qu’un avion devant atterrir à Rennes a été dérouté sur l’aéroport de Nantes.

Là-bas, , c’est un vol Nantes-Bastia de Volotéa qui a été annulé par deux fois depuis ce lundi après-midi, laissant 180 passagers sans solutions.

5 pompiers en permanence

Deux pompiers présents, c’est le minimum requis par la règlementation pour faire décoller un avion. Ils sont, comme dans beaucoup de service de protection aux personnes, réquisitionnées lorsqu’il y a une grève.

En temps normal, nous sommes 5 en permanence " explique Olivier Levrel, " mais nous réclamons une personne supplémentaire pour pouvoir assurer les missions de surveillance aviaire ". Des oiseaux, mais aussi du petit ou gros gibier, qui représentent un risque au décollage ou à l’atterrissage. " Nous faisons des effarouchement, ou des captures " explique M. Levrel.

Les revendications portent également sur une revalorisation salariale, " pour faire face à l’inflation ", et le préavis courre jusqu’à ce mercredi. " Mais pour l’instant il n’y a pas de négociations. La direction devait passer aujourd’hui [mardi], mais personne ne s’est présenté " affirme Olivier Levrel.

Comme dans d’autres aéroports, et notamment à Roissy et Orly, un préavis sera à nouveau déposé à partir du 1er juillet.