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Gare de Rennes : bientôt des portes d'embarquement pour lutter contre la fraude

Un dispositif de portes d'embarquement va bientôt se généraliser dans les grandes gares, dont celle de Rennes
Un dispositif de portes d'embarquement va bientôt se généraliser dans les grandes gares, dont celle de Rennes

La SNCF va installer des "portes d'embarquement" dans 14 grandes gares TGV d'ici fin 2018 pour lutter contre la fraude, en commençant ce mardi 4 avril 2017 par la gare Montparnasse à Paris, a indiqué à l'AFP une responsable de Voyages SNCF. Rennes sera concerné à partir du 2 juillet 2017. 

Par E.C avec AFP

Les portillons sont déjà installés à l'entrée des quais TGV de la gare Montparnasse, mais ne seront activés que pour deux quais, dans un premier temps. "Demain on met le dispositif en fonctionnement", puis il "va monter en puissance progressivement", a déclaré Delphine Couzi, directrice des opérations et du service au clients de Voyages SNCF, l'entité chargée de l'exploitation des TGV.

Testés depuis plus d'un an à Montparnasse et à Marseille, ces "portes d'embarquement" - à ne pas confondre avec les portiques du Thalys, équipés de scanners - seront normalement "bien rodés pour l'ouverture des lignes à grande vitesse vers le sud-ouest et la Bretagne", a précisé la responsable.

Un dispositif mis en place à la gare de Rennes à l'été 2017


Le 2 juillet, tous les quais TGV de Montparnasse, mais aussi des gares de Nantes et Rennes, devraient donc être "opérationnels", a-t-elle ajouté. "L'ambition est d'avoir 14 grandes gares TGV qui puissent en bénéficier d'ici fin 2018", dont les gares du Nord, de l'Est et de Lyon à Paris, ou encore celles d'Aix-en-Provence et Lyon-Perrache.

À Rennes, l'installation sera progressive car la gare est actuellement en chantier (avec une fin prévue pour 2020). Contactée, la SNCF précise par contre qu'un "accueil embarquement est prévu à chaque départ de TGV" dès ce 3 avril. L'objectif est double : lutter contre la fraude, "amener à un voyage plus serein en vérifiant les titres de transport, ce qui favorise le contrôle qui a ensuite lieu à l'intérieur."

La fraude dans les TGV représente environ 100 millions d'euros par an. Ces "portes d'embarquement" seront fournies par la société IER, filiale du groupe Bolloré, dans le cadre d'un marché d'environ 15 millions d'euros. De part et d'autre de ces nouveaux accès automatisés, des agents SNCF seront chargés d'orienter et de renseigner les voyageurs, en particulier pour faciliter le passage des groupes, des enfants, des personnes âgées ou handicapées.

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