Impactés par la crise sanitaire, les autocaristes en opération escargot autour de Rennes

Les autocaristes indépendants sont en opération escargot ce mercredi matin autour de Rennes comme à Paris. Ils se déclarent « les oubliés du déconfinement » et réclament plus d'aides du gouvernement pour faire face à la crise sanitaire.

Les autocaristes en opération escargot sur la rocade de Rennes pour réclamer plus d'aides en cette période difficile de crise sanitaire
Les autocaristes en opération escargot sur la rocade de Rennes pour réclamer plus d'aides en cette période difficile de crise sanitaire © B. Le Vaillant - FTV

Une quinzaine d'autocars s'est rassemblé ce mercredi matin sur l'aire du Hil sur la nationale 137, l'axe Nantes - Rennes. Objectif : une opération escargot sur la rocade de façon à alerter sur la situation catastrophique de leurs entreprises quasi à l'arrêt en cette période de crise sanitaire. Ces autocaristes vont rouler au pas jusqu'à la préfecture Beauregard au nord de la ville. Ils ont emprunté la rocade sud par la porte de Nantes et ont engagé leur tour par l'ouest.

Une autre opération escargot se tient ce mercredi matin en région parisienne. Partis de différentes villes autour de Paris, les autocaristes se sont donnés rendez-vous à Bercy où ils espèrent être reçus au ministère de l'Economie.


Des entreprises à l'arrêt et des aides mal réparties

Même si ces autocaristes indépendants reconnaissent les efforts de l'Etat avec le fonds de solidarité, ils demandent avant tout une meilleure répartition des aides allouées aux professionnels du secteur. Des aides attribuées selon le chiffre d'affaires. Selon eux, les plus grosses entreprises qui font plus d'un million de chiffre d'affaires par mois, sont favorisées car touchant des aides sur les charges fixes.

Or, en cette période de crise sanitaire qui perdure depuis plus d'un an, les autocaristes indépendants ne voient pas le bout du tunnel. En temps de pandémie, les sorties touristiques de groupe, les sorties ou voyages scolaires qui représentent le gros de leur activité, n'ont pas eu lieu et "ne reprendront pas avant 2022" explique Stéphane Duboullay, patron de l'entreprise ADS Voyage à Saint-Jacques-de-la-Lande.

Ces autocaristes qui ont créé le "Collectif des autocaristes indépendants" au début de la crise, ont déjà envoyé une lettre ouverte au ministre des Transports.

Les autocaristes bretons seront reçus en fin de matinée en préfecture de région à Rennes.

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
mouvement social économie social transports en commun transports