Le CHU de Rennes en tension, des opérations sont déprogrammées

Face aux tensions très fortes sur ses capacités, le centre hospitalier de Rennes engage des déprogrammations, dans le cadre de son plan blanc, afin de libérer des lits. Plusieurs facteurs, dont l'apparition de clusters dans certains services, sont à l'origine du manque de place.

© S. Grammont- France Télévisions

"On a vraiment besoin de récupérer des lits": la direction du Centre hospitalier universitaire de Rennes ne cache pas son inquiétude. 

Le mois de janvier s'annonçait déjà chargé, les hospitalisations annulées lors du premier confinement ayant été reportées à l'automne et à l'hiver. Ainsi, le CHU, également appelé Pontchaillou, estime que l'activité de ses services a augmenté de 5% en ce mois de janvier par rapport à janvier 2020.


Clusters dans des services de médecine


D'autres facteurs ont fini par restreindre le nombre de lits disponibles. Des clusters sont apparus dans des services de médecine. Il a fallu isoler les patients, les installer dans des chambres où ils restent seuls. Ce qui réduit les places disponibles. Du côté de la direction de Pontchaillou, on précise que des soignants et des patients sont concernés par ces contaminations, mais pour l'heure, il n'y a pas de raisons particulières à la naissance de ces clusters. " Malgré toutes les mesures prises, et alors qu'on est hypervigilant, le virus a circulé", confirme la direction de l'hopital.

 

+28% de patients Covid


Le virus circule davantage dans toute la métropole rennaise. Conséquence: sur les 10 derniers jours, le nombre de patients Covid hospitalisés au CHU de Rennes a augmenté de 28%. 

 

Clusters dans d'autres hopitaux


Deux des partenaires privilégiés du CHU de Rennes en médecine et en soins de suite et réadaptation, le Pôle gériatrique de Chantepie et la Polyclinique Saint-Laurent, sont également touchés par des clusters et ont dû stopper leurs admissions. Ils ne prennent plus en charge les patients provenant des urgences et des services de médecine du CHU.

Alors que l'étau se resserre sur Pontchaillou, la direction de l'hôpital prend les devants en élevant, vendredi 22 janvier, "son plan de réanimation Covid au niveau 4, permettant de passer de 68 à 73 lits de réanimation installés, dont 13 sont occupés aujourd’hui par des patients COVID."
 

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