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La première grâce présidentielle d'Emmanuel Macron accordée à une détenue de Rennes

La prison de Rennes, où est détenue la septuagénaire qui vient de se voir accorder la grâce présidentielle d'Emmanuel Macron. / © MAXPPP/PHOTOPQR/OUEST FRANCE
La prison de Rennes, où est détenue la septuagénaire qui vient de se voir accorder la grâce présidentielle d'Emmanuel Macron. / © MAXPPP/PHOTOPQR/OUEST FRANCE

Marie-Claire F., condamnée en 1988 à la réclusion criminelle à perpétuité et détenue à Rennes, est la bénéficiaire de la première grâce présidentielle du chef de l'Etat Emmanuel Macron. 

Par Lucas Hobé

L'avocate de Marie-Claire F., Virginie Bianchi, avait déjà sollicité à deux reprises la grâce présidentielle en septembre 2015 et le 1er mars dernier pour sa cliente. Le chef de l'Etat a décidé de l'accorder à la détenue à Rennes comme le révèle le Journal du Dimanche. Une première dans le quinquennat du Président de la République. 

Grâce à cette grâce partielle, obtenue "pour des raisons humanitaires" dans le but d'alléger le régime de détention, la perpétuité de Marie-Claire F. est commuée en une peine de 20 ans, applicable dès vendredi. 

Détenue depuis 30 ans

Ancienne prostituée originaire de Guadeloupe, la détenue de Rennes avait été condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité en 1988 après avoir tué un de ses clients. Transférée à Rennes par la suite, la septuagénaire est hospitalisée sous contrainte au centre Guillaume Régnier depuis 1997.

Fragile psychologiquement, elle est actuellement sous la tutelle de la justice et de l'hôpital. Pour Virginie Bianchi, l'avocate de la détenue rennaise, la demande de grâce présidentielle avait pour but de "lui enlever la contrainte judiciaire, qui n'a plus de sens car elle ne retournera pas en détention. Elle finira sa vie en psychiatrie."

Interrogé par le JDD, l'Elysée abonde en ce sens en disant que la grâce présidentielle "prolonge ce qu'avait dit le Président dans son discours d'Agen sur la nécessité d'une peine qui a du sens. Or, cette peine, telle qu'elle était appliquée, n'avait aucun sens". 

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