Rennes : 3.200 personnes défilent pour la Marche des Fiertés

Partie de l'esplanade du Général de Gaulle, la Marche des Fiertés a fait une boucle en passant dans le centre-ville de Rennes (Ille-et-Vilaine).

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Dans les rues de Rennes (Ille-et-Vilaine), le cortège n'est pas passé inaperçu ce samedi après-midi. 3.200 personnes (chiffres police) ont défilé pour la Marche des fiertés rennaise. Une manifestation qui intervient presqu'un demi-siècle après Stonewall. Le 28 juin 1969, une nouvelle descente de police a lieu au Stonewall Inn, un bar gay dans Greenwich Village, un quartier de New York, entraînant de violentes émeutes.

Cinquante ans plus tard, l'actualité relaie à nouveau des agressions homophobes, comme à Londres, où deux femmes lesbiennes ont été frappées il y a une semaine pour avoir refusé de s'embrasser en public. "C'est horrible ce qu'il s'est passé", s'exclame Anastasia, une manifestante de 20 ans à la fin du cortège. "Certes, on peut se marrier, mais il y a encore pleins d'homophobes."
 

"Volonté politique"

À l'avant, plusieurs pancartes s'entrechoquent derrière la banderole de tête : "Jésus aussi avait deux papas", "une maman peut en cacher une autre" ou encore "nos droits valents plus que vos mandats". D'ailleurs, cette pride avait aussi une portée politique, à quatre mois de l'organisation à Lyon de la 6e conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. "Aujourd'hui, on a tous les outils pour arrêter l'épidémie, il manque juste la volonté politique", pointe Eulalie Pichard, responsable Bretagne de l'association Aides. "Ce Fonds permet notamment de financer les associations, alors on veut vraiment mettre la pression sur Emmanuel Macron pour qu'il prenne en main ce sujet."
 
"C'est un rituel pour moi", explique Jessica, 35 ans, et qui participe à des prides depuis 17 ans. "Ici, on peut s'autoriser à être soi-même dans les rues." Sous l'immense drapeau arc-en-ciel du début du cortège, Antoine, 20 ans, poursuit : "Je manifeste pour la reconnaissance de nos droits et pour qu'on arrête de me demander tout le temps si je suis un homme ou une femme".
 
©France3 Bretagne