Rennes : 76 migrants hébergés provisoirement dans le gymnase d’un collège

76 migrants sont hébergés provisoirement dans le gymnase d’un collège de Rennes - 10 septembre 2017 / © France 3 Bretagne
76 migrants sont hébergés provisoirement dans le gymnase d’un collège de Rennes - 10 septembre 2017 / © France 3 Bretagne

"La solidarité n'est pas une charge mais un devoir". Tel est le credo du collectif "Un Toit, c'est Un Droit", qui alerte sur la situation de familles de migrants et dénonce l'absence de solutions pérennes proposées par l'Etat. La solution d'urgence du collectif, c'est occuper un gymnase de Rennes.

Par Z.Soullami avec A.Castier

Au total, ils sont 76 demandeurs d'asile et sans papiers (50 adultes et 26 enfants). Des familles albanaises, georgiennes, mongoles ou encore congolaises.

76 migrants hébergés dans le gymnase d’un collège


Epaulés par des bénévoles du collectif "Un Toit, c'est Un Droit", ils se sont installés dans le gymnase d'un collège de Rennes. Maya, ses 2 filles et son mari sont Géorgiens. Ils sont arrivés à Rennes il y a un mois. Ils ont dormi dans la rue plusieurs nuits avant d'être pris en charge par cette association. Depuis 2 jours, leur lieu de vie, c'est un gymnase. Dans leur pays, le mari de Maya, miltant de l'opposition, a passé plusieurs années en prison.

Rennes : 76 migrants hébergés provisoirement dans le gymnase d’un collège
Un reportage d'Adélaïde Castier et Karine Hannedouche avec Nicolas, du collectif "Un Toit, c'est Un Droit". - France 3 Bretagne

"Désengagement total de l'Etat"


Certains sont en France depuis plusieurs années. C'est le cas de Sylvestre. Il attend une régularisation. Pour se loger, il improvise entre les squats, la rue mais a renoncé à faire appel au samu social, saturé. Il préfère laisser de la place pour les femmes et les enfants. Ces dernières semaines, c'est une Mjc, puis la maison internationale et une permanence syndicale qui ont été occupés illégalement pour abriter ces migrants. Des locaux qui ne sont pas adaptés à l'hébergement. Les bénévoles du collectif "Un Toit, c'est Un Droit" dénoncent un "d​ésengagement total de l'Etat".

Pour l'heure, la liste des demandeurs d'asile et sans papiers abrités dans ce gymnase a été transmise à la préfecture pour réclamer une solution d'hébergement de toute urgence.

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