Rennes et Acigné, en tête du classement des villes où il fait bon marcher en France

Rennes et Acigné, premières villes où il fait bon marcher. Le premier baromètre des villes "marchables" notant la qualité des aménagements, la sécurité, la relation avec les vélos ou les voitures, place Acigné en haut du podium national. Rennes arrive en tête des villes de plus de 200 000 habitants.

A Acigné, il fait bon marcher ! Ses habitants plébiscitent cette ville de 6 520 habitants, près de Rennes. Elle se classe numéro un en France du baromètre des villes "marchables" avec une note de 15,56/20. Rennes, elle, se classe en tête des villes de plus de 200 000 habitants avec une note de 10,45/20. Devant Strasbourg (10/20) et Nantes (9,68/20).

Cette étude menée par le collectif d’associations Place aux piétons, entre le 7 décembre 2020 et le 15 mars a exploré cinq thèmes à travers 43 000 questionnaires. 

Les piétons ont été interrogés sur leur ressenti : facilité ou difficulté à se déplacer à pied, relations avec les autres usagers de la voie publique…


Le sentiment de sécurité, le confort de marche (qualité des aménagements, signalétique), l’importance donnée aux déplacements à pied par la commune et enfin les aménagements pour améliorer le quotidien des marcheurs ont été également notés par les usagers.

"Rennes fait attention à ses piétons avec des cheminements possibles plus agréables, remarque Erique Lepeinteur de l’association Rayons d’Action à Rennes. Les gens aiment les liaisons apaisées entre le parcs."

Le sourire aux lèvres, le maire d'Acigné, Olivier Dehaese, se montre modeste : "Plusieurs villes de Rennes Métropole figurent dans le classement, souligne-t-il. Il y a Cesson-Sévigné, Pacé... Je vois le résultat de nombreuses années d'aménagement du territoire dans la métropole rennaise. On a gardé des coupures vertes entre chaque bourg. C'est ce qu'on appelle la ville archipel."

Les conflits d'usage 

L’étude nationale montre que les piétons attendent des cheminements plus larges, bien entretenus, sécurisés et désencombrés. "Il ressort de cette étude des conflits d’usage dans l’espace public, poursuit Erique Lepeinteur. Des voitures garées sur le trottoir ou le passage piéton, les livreurs, les vélos qui slaloment entre les marcheurs gênent les usagers."

 

Les personnes âgées de plus de 65 ans sont particulièrement sensibles à ces conflits d’usage. 27% d’entre elles demandent que le stationnement sur les passages piétons soit davantage verbalisé et que la vitesse des véhicules motorisés soit réduite en ville. Cette tranche d'âge souhaite l’installation de bancs de repos, de toilettes et de bornes d’eau potable.

 

 

Habituer les enfants à la marche 

Pour les plus jeunes, le collectif, Place aux piétons, souligne les bénéfices de la pratique de la marche dès le plus jeune âge : "Les trajets vers l’école sont formateurs dans la prise en compte de la dimension marche dans la vie d’une personne."  Malheureusement, 63 % des répondants considèrent la marche en ville comme dangeureuse pour les enfants.

"Les personnes en situation de handicap, personnes âgées, les jeunes enfants constituent la population la plus fragile qui est trop souvent oubliée par les pouvoirs publics, pousuit l'étude. Ces populations que l’on peut évaluer à 20 à 25 % des piétons s’expriment peu dans les questionnaires ou sondages. De ce fait, elles sont sous représentée dans le baromètre."

Des assises nationales de la marche se tiendront à Marseille le 17 septembre.

 

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