Rennes : plus de 5 000 personnes à la Marche des fiertés colorée et revendicative

C'est sous le soleil et dans une ambiance festive que plus de 5 000 personnes ont défilé dans le centre de Rennes pour la Marche des fiertés. Un rassemblement revendicatif pour les droits des communautés LGBT+.

Des milliers de personnes ont défilé à Rennes pour la liberté et l'égalité des droits de la communauté LGBTI+
Des milliers de personnes ont défilé à Rennes pour la liberté et l'égalité des droits de la communauté LGBTI+ © S. Labrousse - FTV

En statique durant une heure en tout début d'après-midi sur le mail François Mitterrand à Rennes, la Marche des fiertés s'est élancée vers 15h15 sous les drapeaux arc-en-ciel. Des milliers de personnes, jeunes pour la plupart, avec ou sans masque en cette période de crise sanitaire, ont défilé plus de deux heures dans les rues du centre-ville au son de sonos et de messages revendicatifs.

Une marche qui n'avait pu se tenir l'année dernière en raison de l'épidémie de Covid et des interdictions de rassemblements.

Une marche organisée en un mois et demi comme le précise Antonin Le Mée mais qui a su mobiliser la communauté LGBTI+ (personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans, queers, intersexes) et tous ceux qui les soutiennent.

L'occasion de rappeler que "l'épidémie est compliquée pour beaucoup d'entre nous, surtout pour certains jeunes qui ont dû rester dans leur famille parfois pas respectueuse" et que "les droits n'avancent pas et même régressent dans certains cas" d'où une colère qui s'est manifestée dans le cortège. Une épidémie pendant laquelle les personnes ont été privées "des espaces d'écoute, d'expression et de liberté".

 

La Marche des fiertés à Rennes a aussi été l'occasion de faire passer des messages
La Marche des fiertés à Rennes a aussi été l'occasion de faire passer des messages © S. Labrousse - FTV

Parmi les revendications centrales, "l'ouverture de la PMA (Procréation médicalement assistée) à toutes les personnes, sans condition, c'est à dire pour les femmes lesbiennes, en couple mais aussi pour les personnes transgenres et personnes intersexes" mais aussi "l'interdiction des thérapies de conversion et toutes les revendications que l'on a depuis 10 ans et qui n'avancent pas" précise Antonin Le Mée.

 

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