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Rennes : les surveillants de prison manifestent devant la direction interrégionale

Les surveillants de prison rassemblés devant la direction interrégionale à Rennes / © France 3 Bretagne - S. Breton
Les surveillants de prison rassemblés devant la direction interrégionale à Rennes / © France 3 Bretagne - S. Breton

Depuis leur mouvement de l’an dernier, leurs conditions de travail ne se sont pas améliorées. Les surveillants de prison sont donc de nouveau mobilisés. Avec une opération baptisée mardi noir qui a débuté ce 12 février à Rennes.

Par T.P. avec S.B.


Tous les mois, le record du nombre de détenus en France est battu. Au 1er janvier, ils étaient 70 000… pour 60 000 places. En 40 ans, la population carcérale a été multipliée par 2,4 : de 29 000 en 1977 à 70 000 en 2019.

La prison de Vannes a été construite en 1871. Elle devait fermer ses portes et accueillir 400 détenus mais le projet a été abandonné. Aujourdhui, son taux de surpopulation est de 180%.

Face à cette surpopulation à l'origine de tensions et de nombreux incidents, les surveillants sont de plus en plus confrontés à des difficultés pour exercer sereinement et en sécurité leurs missions. "C'est une surenchère de pression et de violence" exprime Geneviève Marot, secrétaire régionale CGT Pénitentiaire Grand Ouest. Selon elle, des cellules à 2, 3 ou 4 détenus sont propices à des tensions et à des problèmes de cohabitation. Il y a 15 jours, à Angers un surveillant a été agressé à la gorge avec une lame de rasoir. 
 

Au boulot avec la peur au ventre 

Les surveillants ne cachent plus leur peur. Beaucoup arrivent avec une boule au ventre, l'angoisse de ne pas rentrer chez eux le soir, rapporte les représentants syndicaux présents ce mardi matin devant la direction interrégionale. 

Les surveillants réclament donc des postes, des moyens pour effectuer leur mission et citent Albert Camus… Une société se juge à l'état de ses prisons ! 

36 prisons françaises dont celle de Saint-Brieuc ont déjà été condamnées par la Cour européenne des droits de L'homme pour des conditions indignes de détention.
 

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