Le Rennes volley 35 dépose le bilan : "un gros gâchis" selon Nikola Matijasevic

L'entraîneur macédonien du Rennes volley 35 est toujours dans la capitale bretonne, malgré le dépôt du bilan d'un club qui, en mars dernier, avant le confinement, était 3e du championnat et qualifié pour les demi-finale de la Challenge cup européenne. Entretien exclusif. 

Nikola MATIJASEVIC entraîneur du Rennes Volley 35
Nikola MATIJASEVIC entraîneur du Rennes Volley 35 © PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP
"C'est d'abord un grand sentiment de tristesse". Nikola Matijasevic a encore du mal à avaler la pilule. Au terme de la saison la plus aboutie du Rennes volley 35, qui pouvait encore rêver d'un titre de champion de France et d'une victoire en coupe d'Europe il y a trois mois, quand les compétitions se sont arrêtées, le club met la clé sous la porte. 

400000 euros de déficit


Pas la faute à la crise sanitaire, mais plutôt à une mauvaise gestion du budget. 400000 de déficit, ça ne passe pas devant la DNACG, la Direction nationale d'aide et de contrôle de gestion, qui est un peu le gendarme financier des clubs sportifs français. Et ce malgré un plan de la denrière chance proposé par Kevin Leroux, volleyeur international breton. 
   

"pas envie de partir de Rennes en ayant des ennemis"


Dans cette descente aux enfers, il y a cette bataille entre le REC, l'association amateur, et le Rennes volley, la section professionnelle. "Il y a toujours eu des batailles pour le pouvoir, des copinages, je vais partir de Rennes sans tout comprendre(...). Mais je n'en dirais pas plus, c'est difficile à expliquer, je n'ai pas envie de partir de Rennes en ayant des ennemis". 

Nikola Matijasevic va quitter Rennes dans les semaines qui viennent. Il en gardera plein de souvenirs, les victoires devant Chaumont ou Tours 3-0 dans un stade plein, la montée en ligueA, la finale de coupe de France en étant en ligue B. 


"Le soutien des partenaires et du public pour sauver le club m'a fait chaud au coeur"


"Mais ce qui m'a fait le plus plaisir, la cerise sur le gâteau, c'est le fait que tant de gens, du public, des partenaires privés, ont répondu à 95%  pour donner un coup de main financier, qu'une pétition soit signée par 1200 personnes pour défendre le club ces derniers mois. Cette fidélité m'a fait chaud au coeur". 

Il garde encore contact avec ses joueurs de la saison passée. Beaucoup sont déjà partis, à l'autre bout de la France ou à l'étranger. Son avenir? "Je ne sais pas". Pas d'activité prévue pour l'enttraîneur dans les prochains mois, mais il reprendra sûrement la tête d'une équipe à terme. 
 

 
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