Soupçons de dopage chez Arkéa Samsic : les deux gardes à vue levées. Quintana assure être un coureur "propre".

Ce mercredi matin, la procureure de la république de Marseille annonce que les deux gardes à vue dans l'affaire des soupçons de dopage visant des coureurs de l'équipe bretonne Arkéa Samsic ont été levées mardi soir. La nuit dernière, Nairo Quintana a affirmé être un coureur "propre".

© Alain JOCARD / AFP
"Les deux gardes à vue ont été levées hier soir en début de nuit, les intéressés ont été laissés en liberté" annonce ce mercredi matin dans un communiqué la procureur de la république de Marseille, Dominique Laurens.

Les deux gardés à vue, un médecin et un kinésithérapeute, étaient auditionnés depuis lundi par l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP). 

Au cours de cette enquête dirigée par le parquet de Marseille au titre du pôle santé publique et visant "une petite partie des coureurs" de l'équipe, "de nombreux produits de santé dont des médicaments dans leurs affaires personnelles, mais également et surtout une méthode pouvant être qualifiée de dopante", avaient été découverts lors d'une perquisition mercredi 16 septembre dans l'hôtel de l'équipe bretonne Arkéa Samsic avait précisé lundi la procureure de Marseille. La perquisition menée par l'OCLAESP avait visé plusieurs coureurs de l'équipe, dont le Colombien Dayer Quintana, le frère de Nairo, et des membres de l'équipe médicale. 
Dominique Laurens a précisé par ailleurs que des coureurs de l'équipe avaient "été entendus en audition libre de suspect" lundi.  

Pour remplacer son médecin titulaire absent pour raisons de santé, Arkéa-Samsic avait exceptionnellement fait appel pour le Tour de France à un Colombien, compatriote de son leader Nairo Quintana, selon l'AFP.
 

Quintana se défend


Dans la nuit de mardi à mercredi, Quintana a assuré dans un communiqué être un coureur "propre" : "je veux dire qu'aucune substance dopante n'a jamais été retrouvée (...) Je n'ai rien à cacher et n'ai jamais rien eu à cacher (...) j'ai été pendant toute ma vie sportive un coureur propre", a affirmé le deuxième du Tour de France 2013 et 2015. Il confirme avoir été entendu, "sur demande des autorités françaises, et de mon propre gré".

Il revient sur la perquisition et explique "Ce jour-là, les autorités sont entrées dans ma chambre et ont trouvé des suppléments vitaminiques tout à fait légal, bien qu’il ne soient peut-être pas connus des autorités françaises. C’est pourquoi, il faut bien prendre le temps d’expliquer tout ce qu’il s’est passé". Et d'ajouter "Je n'ai rien à cacher et n'ai jamais rien eu à cacher". "Je veux souligner, à l’opinion publique, à mes supporters et à ceux qui suivent le cyclisme que je n’ai jamais, tout au long de ma carrière, junior, moins de 23ans et professionnelle, utilisé des substances illégales qui amélioreraient mon rendement sportif et trahiraient les principes du sport".  
   

De nouvelles auditions ?


L'enquête a été ouverte sur des chefs "d'administration et prescription à un sportif sans justification médicale de substance ou méthode interdite dans le cadre  d'une manifestation sportive, aide à l'utilisation et incitation à l'usage de substance ou méthode interdite aux sportifs, transport et détention de substance ou méthode interdite aux fins d'usage par un sportif sans justification médicale", a aussi précisé la procureure de Marseille, rappelant que la peine encourue était de 5 ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

La procureure précisait mardi soir que "les éléments recueillis au cours des perquisitions nécessiteront des investigations complémentaires  notamment des analyses". Elle annonce aussi qu'il "devra également être procédé à d’autres auditions"
 
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