Agression de Viry-Châtillon : la policière malouine blessée a été décorée de l'Ordre du mérite

Deux policiers, agressés à Viry-Châtillon en octobre 2016, ont été décorés de la médaille de chevalier de l'Ordre national du mérite, des mains du ministre de l'Intérieur Matthias Fekl. / © MaxPPP
Deux policiers, agressés à Viry-Châtillon en octobre 2016, ont été décorés de la médaille de chevalier de l'Ordre national du mérite, des mains du ministre de l'Intérieur Matthias Fekl. / © MaxPPP

Les deux policiers gravement brûlés lors de l'attaque aux cocktails Molotov début octobre à Viry-Châtillon (Essonne), dont une Malouine, ont reçu mardi la médaille de chevalier de l'Ordre national du mérite, des mains du ministre de l'Intérieur Matthias Fekl.

Par LH avec AFP

"Aucune violence commise à l'encontre de personnes dépositaires de l'autorité publique ne restera impunie. Quand on attaque un policier, on attaque la France. Elle ne l'accepte pas. Et ne l'acceptera jamais", a déclaré Matthias Fekl lors de la cérémonie de remise de décoration aux deux policiers agressés à Viry-Châtillon.

Jenny, la première policière, âgée de 39 ans et originaire de Saint-Malo, avait été grièvement brûlée et soignée plusieurs jours à l'hôpital Saint-Louis à Paris. 

Le second agent, un adjoint de sécurité de 28 ans, a subi plusieurs greffes de la peau et passé une dizaine de jours sous coma artificiel à l'hôpital Saint-Louis à Paris avant d'intégrer un centre de réadaptation en Seine-et-Marne. 

Ils ont tous les deux étaient décorés de la médaille de chevalier de l'Ordre national du mérite.

Le 8 octobre, ils avaient été attaqués à coups de cocktails Molotov et de parpaings à Viry-Châtillon dans l'Essonne. "Elle a reçu deux parpaings, un sur la tête, un sur l'arcade sourcilière. Ils essayaient de les assommer pour qu'ils brûlent vivants dans la voiture" témoigne Jérôme, le mari de Jenny.

Quinze personnes incarcérées

Selon le ministre de l'Intérieur, quinze personnes soupçonnées d'appartenir au groupe d'agresseurs ayant incendié le véhicule dans lequel les agents stationnaient, sont toujours incarcérées.

Cette agression avait déclenché un mouvement de fronde chez les policiers, inédit par son ampleur, entraînant plusieurs semaines de manifestations nocturnes dans plusieurs villes de France dont Rennes.

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