Coronavirus. L'info en breton au ralenti.

En cette période de confinement, le fonctionnement des médias en langue bretonne est ralenti. Difficile de continuer d’informer et de divertir comme en temps normal. Entre contraintes techniques et télétravail, il faut s’adapter.
Pas facile pour tous les médias de poursuivre leur mission d'information en breton. Entre contraintes techniques et télétravail, il faut s’adapter.
Pas facile pour tous les médias de poursuivre leur mission d'information en breton. Entre contraintes techniques et télétravail, il faut s’adapter. © Aurélie Audureau / LP / Maxppp
Nos téléspectateurs l’ont remarqué, depuis le 17 mars, nous ne diffusons plus la tranche d’information en breton "An Taol Lagad" à l’heure de midi sur France 3 Bretagne. De même, l’émission "Bali Breizh" est à l’arrêt le samedi matin.
 

Moins de journalistes sur le terrain


La règle à France Télévisions, en ces temps de confinement, est la même sur tout le réseau : le moins de salariés possibles sur le terrain et dans les stations.

Nous concentrons nos efforts pour mutualiser les journaux, explique Michel Dumoret, directeur de France 3 Bretagne.

Ainsi, les journaux régionaux du midi et du soir sont remplacés pendant la durée du confinement par des éditions spéciales "Grand Ouest", réalisées par les régions Bretagne, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire.

Dans le Finistère, où est pilotée l’édition"An Taol Lagad", il n’y a plus qu’une seule équipe de deux journalistes par jour sur le terrain, au lieu d’une vingtaine de salariés, journalistes et techniciens, en temps normal. Impossible dans ces conditions de maintenir le rendez-vous d’information en langue bretonne. C’est une question de santé et de sécurité.
 

Difficile d'informer... quelle que soit la langue


Mêmes consignes chez nos confrères de France Bleu Breizh Izel. Comme à France 3, les journalistes sont amenés à contribuer encore plus à l’offre numérique de leur média. En ce moment, il est difficile de réaliser des émissions de radio, "quelle que soit la langue", explique Gurvan Musset, directeur de France Bleu Breizh Izel. 

L'équipe brittophone aimerait évidemment reprendre les "Keleier",  les informations en langue bretonne, mais des solutions doivent être étudiées au préalable.
 

Une offre numérique riche pour les plus jeunes


Que ce soit dans milieu brittophone comme ailleurs, il faut s’adapter. Le numérique prend une place d’autant plus importante. A France 3 Bretagne, l’accent a été mis la jeunesse. "C’était la priorité", nous expliquent Michel Dumoret, directeur de France 3 Bretagne et Mael Le Guennec, responsable des émissions en langue bretonne. Ce service a mis en ligne un ensemble de programmes jeunesse en langue bretonne, notamment des émissions pédagogiques comme Na Petra’ta, pour permettre aux enfants de continuer à apprendre en breton en cette période de confinement.

Mael Le Guennec espère pouvoir tourner des émissions en breton avant l’été. Dans l’équipe d’An Taol Lagad, nous avons aussi hâte de retourner sur le terrain et d’informer notre public en breton. En attendons, nous nous adaptons, nous faisons du journalisme en télétravail. Nous proposons ainsi régulièrement des articles "e brezhoneg"/"en breton" sur notre site internet.

 
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