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Jardin : trois raisons de ne pas (trop) craindre les Saints de glace

La température, donnée importante pour le jardinage / © Thierry GACHON/L'Alsace Maxppp
La température, donnée importante pour le jardinage / © Thierry GACHON/L'Alsace Maxppp

Les Saints de glace sont une période de trois jours sur le calendrier, les 11, 12 et 13 mai qui correspondent à Saint Mamert, Saint Pancrace, et Saint Servais. Il faudrait laisser passer ces dates et même attendre la Saint Urbain, le 25 mai, avant de planter nos salades.

Par Marc-André Mouchère


Dans la culture populaire la période des saints de glace marque la limite des risques de gelées qui au petit matin peuvent détruire les bourgeons d’une vigne, la floraison d’un cerisier ou décimer des plants de salades.


« Quand les Saints de glaces sont passés : plus de gelées… mais Saint Urbain les tient tous dans sa main ». Les dictons populaires et les croyances d’antan disent souvent une part de vrai et de bon sens. Oui chaque année les jours allongent et c'est le printemps, cependant la météo n’a jamais été linéaire. Il y a toujours eu des aléas voire des exceptions comme il peut y avoir de la neige sur un Tour de France au mois de juillet. Il ne faut pas confondre climat et météo.

Les conditions favorables au jardinage sont une terre un peu réchauffée, de la lumière et un peu de pluie. Les conditions de température varient en fonction de la latitude de la région, de l’altitude du jardin et de l’orientation du terrain. Le mot jardin sous-entend un endroit clos par des murs, protecteurs contre le vent et accumulateurs de chaleur. Mais tous les jardiniers ne sont pas à Versailles équipés de hauts murs, de paillasses et de chassis.


Profiter des fenêtres météo favorables

Concernant les températures, la Bretagne est plus favorisée que la Savoie montagneuse, d’autant que la proximité de l’océan Atlantique tempère les variations du thermomètre. Mais l’intersaison entre hiver révolu et printemps installé peut réserver d’autres surprises qui ne s’expriment pas en degrés Celsius.

La grêle tout autant que le gel peut anéantir les plants de légumes, mais aussi les fleurs d’un pommier ou d’un poirier et tout espoir de fructification.

La pluie, très forte ou persistante peut aussi empêcher de travailler une terre trop lourde même pour installer les pommes de terre.

Des chaud/froid ou des chaud/humide, nuisent aussi à la santé du jardin en favorisant l’émergence de pourritures, champignons et insectes « nuisibles ». Mais tout cela est aléatoire, alors on doit tenter sa chance et faire avancer le travail de la terre dés qu'une période est favorable même avant les Saints de glace.


Prendre des risques calculés

Pour ceux qui ont un jardin à eux, ou bien un jardin partagé avec des voisins du quartier, il peut cependant s’avérer utile de patienter un peu pour mettre en terre certaines plantes un peu fragile surtout si on a acheté très chers certains plants de légumes.

En Bretagne si la météo est favorable, on aura déjà planté en mars/avril les fraisiers, les pommes de terre, les petits-pois, les haricots nains. On peut attendre un peu plus pour les plants d’artichauts, de melons, de tomates, les aubergines et les poivrons. Ou au contraire on n’attendra pas si on dispose d’une serre à tomates, d’un tunnel ou simplement d’un film de protection.

Mais gardons raison, il faut être professionnel ou retraité pour profiter à plein des meilleurs jours pour installer le jardin. Certains n’ont pas encore installé les fèves, l’ail ou l’oignon (suivez mon regard) qu’on leur parle déjà de tomates ou d’aubergines ?


Gagner du temps et de l’argent

Les dictons populaires disent d’attendre mais le principe du jardinage amateur est plutôt d’espérer faire des récoltes précoces.

Avoir des patates nouvelles et délicieuses quand elles sont encore à 5 euros (et plus) dans les magasins ajoute quelque chose au plaisir gustatif. Non !? Même raisonnement pour les salades, les épinards, les haricots, les courgettes…  d’autant qu’il vaut mieux semer ou planter progressivement pour ne pas tout avoir à récolter au même moment. Mais si ça marche on y gagne en plaisir et en économie.

Voilà quant à Saint Urbain… on s’en fout.

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