Les Restos du Coeur : “Cela ne devait durer qu'un seul hiver”

Marie-Françoise Javaudin, présidente des Restos du Coeur d'Ille-et-Vilaine / © F3
Marie-Françoise Javaudin, présidente des Restos du Coeur d'Ille-et-Vilaine / © F3

Marie-Françoise Javaudin est la Présidente des restos du Coeur d'Ille-etVilaine depuis septembre dernier. le département compte 1158 bénévoles pour 18 centres. En Ille-et-Vilaine, les Restos ont reçu 17 117 personnes. Un chiffre en constante progression. Entretien.

Par Stéphane Grammont

30 ans

C'était au départ un très beau projet, de Coluche. Cela devait durer su'un seul hiver, ensuite les bénéficiaires auraient pu se débrouiller. mais cela n'a pas été le cas, c'est même pire. Chaque année nous gagnons 10% de nouveaux bébéficiaires. Il y a aujourd'hui 18 centres dans le département d'Ille-et-Vilaine, dont deux gros centres à rennes, mais aussi dans des bourgs ruraux comme Messac ou Antrain, qui ont des besoins croissants.


Nouveaux bénéficiaires

Nous recevons des familles que nous n'avions pas il y a même 4 ou 5 ans. Des retraités, des étudiants, des familles monoparentales. Et nous avons ouvert des "pôles bébés". Ce sont des points d'ancrage où nous recevons des maman et les aider au niveau de l'alimentation, des soins. Nous distribuons du lait, des petits pots, des couches, des produits de puériculture. Nous avons toujours besoin de couches, des petites tailles comme des grandes tailles!


A l'écoute

Aujourd'hui les Restos du Coeur sont bien plus qu'une aide alimentaire, nous englobons le projet sous le nom d'"aide à la personne". Il s'agit d'un accompagnement, d'une écoute, et d'aides comme des cours de français, d'informatique, de l'aide juridique, d'accès à l'emploi. Nous allons avoir un échange qui va nous permettre de connaître les besoins de la personne.


L'avenir

Nous avons de plus en plus de bénéficiaires, mais de moins en moins de produits à distribuer, d'où l'importance des collectes et d'essayer d'avoir un apport supplémentaire de nourriture. Aujourd'hui nous avons la garantie de l'aide européenne, le FEAD, pour encore trois ans. Mais dans trois ans il faudra la renégocier et les élus doivent être sensibilisés à cela.

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