Bretagne, au cœur d'élevages atypiques

La Bretagne incarne une grande région d’élevages intensifs. Parallèlement, certains éleveurs prennent les chemins de traverse et se battent pour faire vivre d'autres races, parfois insolites. 

La vache Black Angus, le Baudet du Poitou, le furet ou encore la Pie Noire, des races atypiques élevées par des passionnés en Bretagne
La vache Black Angus, le Baudet du Poitou, le furet ou encore la Pie Noire, des races atypiques élevées par des passionnés en Bretagne © France 3 Bretagne
La Bretagne est une grande région d’élevages intensifs. Certains éleveurs ont pourtant décidé de prendre des chemins de traverse et se battent pour faire vivre des races endémiques comme les moutons des landes de Bretagne, les chèvres des fossés ou les baudets du Poitou. D’autres se sont spécialisés dans des races rustiques haut de gamme comme la vache black angus, très recherchée pour la qualité de sa viande. Enfin, il y a ceux  qui sont tombés sous le charme du furet, petit animal de compagnie.

Il était une fois dans l’Ouest


Au cœur du parc naturel régional armorique, un couple de cow-boys, Sylvain le Treust et Myriam Lacroix, est passionné d’équitation western. Ils possèdent quatorze chevaux de race américaine, et font de nombreux  concours western. Justement, c’est pour s’entraîner au mieux avec leurs chevaux, qu’ils ont acheté un troupeau de vaches. Ils ont choisi la race black angus, une race rustique et haut de gamme, très recherchée pour la qualité de sa viande. Ils font désormais partie de la quinzaine d’éleveurs de black angus, en Bretagne. 


Les indémodables


Les races atypiques ne sont pas forcément des races lointaines et exotiques. Les races endémiques sont parfois oubliées et peuvent disparaitre. C'est le cas par exemple des baudets du Poitou. Fin des années 70, il ne restait que 44 bêtes réparties dans huit élevages. Un plan de sauvegarde a été mis en œuvre. Maintenant, 600 baudets du Poitou assurent la relève. À Crac’h dans le Morbihan, Laurence Morceau élèvent huit baudets du Poitou. Elle a eu un coup de cœur pour ces grandes peluches. 




À Ploërdut au cœur du Morbihan, la ferme de Kerourin est une véritable une immersion dans les races locales, avec des vaches pies noires, froment du léon mais aussi avec un troupeau de 70 chèvres des fossés. 

Il court, il court...


Il court, il court, le furet. Il rentre dans la catégorie NAC (nouvel animal de compagnie), très tendance. Des élevages se sont spécialisés comme à Saint-Jean-de-Brevelay dans le Morbihan. Maëla Pineau veille ainsi sur une vingtaine de petits carnivores très curieux et très joueurs. le black et le chocolat sont des couleurs très demandées. L’angora  est le nec le plus ultra pour un Nac. Les furets ont toujours été domestiqués, notamment pour la chasse aux lapins ou aux rats. Les fédérations de chasse ont renoué avec cette tradition ; Elles utilisent les furets  pour capturer des lapins vivants afin de repeupler certains territoires qui sont en manque. Un rééquilibrage des ressources !


Le berger de la mer


Fabien Goeusse a décidé d’être berger, dans le golfe du Morbihan.  Il aime les défis ! Il n’a pas de terre, pas de ferme, mais un troupeau de moutons. Il fait de l’éco-pasteuralisme, dans les nombreuses frîches du littoral. Le conservatoire du Littoral, la municipalité de Locmariaquer, le sites des menhirs de Carnac font appel à ses services pour entretenir et préserver les espaces. Ces moutons rustiques sont de la race "Lande de Bretagne", de  vraies tondeuses et débroussailleuses sur pattes. Un entretien naturel , économique et écologique. 

La démarche de Fabien Goeusse commence à séduire sérieusement. Une association de riverains vient de faire appel à lui pour entretenir la presqu’île de Kerbihan. Des dizaines d’hectares sont laissés à l’abandon et les baccaris, cette plante invasive prend de plus en plus d’espace. 




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