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"David aussi voulait taper sur les intérêts américains et européens"

Pour le Vannetais Patrice Drugeon, les attentats de Paris, survenus vendredi, prennent une résonance particulière. L'un de ses fils, David, est devenu djihadiste en Syrie. Artificier, activement recherché par les services de renseignement américains et français, il aurait été tué l'été dernier.


© France 3 Bretagne
Ce mardi, soit quatre jours après les attentats de Paris, un djihadiste français, Fabien Clain, a revendiqué les attaques au nom de l'Etat Islamique, à travers une vidéo. Le jeune-homme est originaire de Toulouse.

700 Français en Syrie

Parmi les 700 Français recensés en Syrie figurent beaucoup de jeunes qui ont appris le djihadisme sur internet, sur des vidéos de propagande, le plus souvent à l’insu de leurs proches.
C'est le cas de David Drugeon. David, jeune Morbihannais de Vannes parti faire le djihad en Syrie, mort selon les autorités américaines et selon Al-Qaeda lors de frappes aériennes, à l'ouest d'Alep, entre le 15 juin et le 15 juillet derniers.

A propos des attentats de Paris: "J'ai tout de suite pensé à David"


Pour son père, Patrice, les événements tragiques de Paris prennent une résonance particulière.

Qui sont les kamikazes ? Quel est leur profil ? Si son fils David, qui se faisait appeler Daoud ou encore Hamza al Faransi,  n'a jamais combattu pour l'Etat islamique, il appartenait à la branche syrienne d'Al Qaeda, le "groupe Khorassan". Alors forcément, Patrice Drugeon se dit que son fils aurait très bien pu fomenter de telles attaques terroristes.

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Patrice Drugeon témoigne après les attentats de Paris

"On n'a rien vu venir"

Pour Patrice Drugeon, il n'y a pas de profil type pour basculer dans le Djihad.
David a grandi en Bretagne, dans une famille catholique. Un élève sans histoire. Et puis un jour, à l'adolescence, il se convertit à l'Islam, sur les traces de son frère. D'abord, il fréquente la mosquée de Vannes. Cinq ans plus tard, plusieurs voyages en Egypte le radicalisent.  "On n'a rien vu venir", dit son père.

Donné pour mort

Patrice a pour la dernière fois vu son fils en juillet 2010. C'était avant son départ pour des camps d'entraînement d'Al Qaeda en Afghanistan. Il aurait été tué lors d'un raid de la coalition, au cours de l'été dernier, en Syrie, touché par un drône américain. Son père n'en jamais reçu la confirmation

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