Guéméné-sur-Scorff : la population appelée à choisir quel candidat à la présidentielle sera parrainé par la ville

Publié le
Écrit par Catherine Jauneau avec Romuald Bonnant

A Guémené-sur-Scorff (Morbihan), le maire a eu une idée originale : il appelle ses concitoyens à choisir le candidat qu'il parrainera à l'élection présidentielle.

René Le Moullec, le maire de Guémené-sur-Scorff (Morbihan), a décidé d’organiser une consultation à destination des 1074 habitants de sa commune, pour déterminer le candidat à la présidentielle qui aura son parrainage. La consultation, qui concerne 659 inscrits sur les listes électorales, a lieu ce vendredi 18 février 2022,à la salle polyvalente à partir de 14h00. Un isoloir et une urne seront mis à disposition des votants. Le dépouillement se fera après la fermeture à 19h00.

Le parrainage se fait au nom de la Ville 

Devant le grand nombre de candidatures présidentielles et des parrainages qu’attribuent les maires, René Le Moullec estime que  la population a son mot à dire.

Nous recevons des sollicitations de personnes connues mais aussi moins connues, voire complètement anonymes. Beaucoup ont de bonnes idées, d’autres un peu plus farfelues. Quoi qu’il en soit, une multitude de candidats ne sert pas la démocratie. J’ai des convictions, je veux adhérer à des idées. Toutefois le parrainage se fait au nom de la Ville, et je pense que la population a son mot à dire.

René Le Moullec, maire de Guéméné-sur-Scorff

8 candidats et un bulletin "autre",  proposés lors de la consultation

Avec son équipe municipale, René Le Moullec a cependant effectué une présélection variée et d’horizons divers, « en écartant les extrêmes ».  On aurait pu proposer 38 noms pour cette consultation. Finalement, les électeurs auront le choix entre 8 candidats :  Pécresse, Lassalle, Roussel, Mélenchon, Jadot, Taubira ,Hidalgo et  Macron. Ont été écartés Le Pen et Zemmour.  Le maire assume ce choix en disant qu’il est contre l’extrême droite.  Un bulletin « autre »  sera proposé pour soit voter blanc, soit voter pour quelqu'un d’autre. L'élu sans étiquette précise néanmoins que, si des candidats d'extrême droite sortaient vainqueurs de cette consultation, il ne suivra pas ce choix.

 Il a aussi voulu organiser cette consultation pour, dit-il « remobiliser la population par rapport à la vie publique."