Handicap : le cheval pour thérapie, à la place des médicaments

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Au foyer de vie des Corvisettes, Dourno, Séduisante et Mogador font partie de la vie de tous les jours. Ces trois chevaux sont les amis, les confidents, les animaux de compagnie des 40 pensionnaires de la résidence, qui sont aux petits soins avec eux. La présence du cheval a de réelles vertus thérapeutiques pour ces adultes qui ont tous un handicap mental. ©France 3 Bretagne / S. Izad - JM. Piron

A Plumelec dans le Morbihan, au foyer de vie des Corvisettes, on utilise les vertus thérapeutiques du cheval pour compenser certains troubles du comportement des 40 pensionnaires qui ont tous un handicap mental. Cela permet même de donner moins de traitements médicamenteux.

Au foyer de vie des Corvisettes, Dourno, Séduisante et Mogador font partie de la vie de tous les jours. Ces trois chevaux sont les amis, les confidents, les animaux de compagnie des quarante pensionnaires de la résidence, qui sont aux petits soins avec eux. Chaque jour, il faut les nourrir, les panser, faire parfois un câlin, les promener, sous la surveillance de deux aides médico-psychologiques formées à l’équithérapie : "Ils viennent quotidiennement, ça les occupe et puis ça leur donne une responsabilité et un échange", raconte Sophie Tanguy, aide médico-psychologique au foyer des Corvisettes.

Comme Anthony qui ne rate jamais une occasion de passer du temps en compagnie des chevaux : "J’adore les chevaux. Depuis tout petit, j'adore", lance-t-il. La présence du cheval a de réelles vertus thérapeutiques pour ces adultes qui ont tous un handicap mental. 

L'équithérapie, ça permet de compenser certains troubles du comportement, autrement que par des traitements médicamenteux.

Cécilia Gattucci

Aide Médico-Psychologique au foyer des Corvisettes ADAPEI 56

Egalement aide médico-psychologique au foyer des Corvisettes, Cécilia Gattucci évoque un des principaux bénéfices de l'équithérapie : "Cela permet de compenser certains troubles du comportement autrement que par des traitements médicamenteux"

Ces chevaux appartenaient déjà à l’ancien institut médico éducatif, fermé en 2018. Pour conserver l’activité, l’équipe encadrante et les résidents du foyer de vie se sont mobilisés, mais la charge est de plus en plus lourde, comme l'explique Julien Milés, chef de service du foyer des Corvisettes : "On n'a plus les moyens d'entretenir les chevaux. Ils étaient budgetisés avec l'IME qui est parti. Et c'est le choix que nous avons fait de garder les chevaux pour qu’ils ne soient pas vendus". 

"On n'a plus les moyens d'entretenir les chevaux, d'où l'appel aux dons"

Les acteurs du foyer ont donc décidé de se mobiliser une nouvelle fois : "On a peu de moyen financier pour subvenir aux besoins des chevaux. La direction soutient le projet mais n'est pas en mesure de le financer, d’où l’appel aux dons", conclut Cécilia Gattucci.

Des initiatives permettant de récolter des fonds sont déjà envisagées mais ce ne sera peut-être pas suffisant. Il faut trouver 5000 euros par an pour que l’activité perdure et que les pensionnaires du foyer de vie ne soient pas séparés de leurs amis.

Avec Stéphane Izad et Jean-Michel Piron