Langoëlan : 200 personnes réunies pour dire non aux poulaillers géants de 120 000 poules

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Écrit par T. Peigné avec I. Rettig

À l'appel du collectif "Morbihan contre les fermes usines", 200 opposants aux projets d’élevages intensifs, se sont réunis ce samedi 16 janvier à Langoëlan dans le Morbihan en centre-Bretagne. Un rassemblement qui prend une tournure politique à quelques mois des élections régionales.

Ce samedi après-midi, l'appel à rassemblement du collectif "Morbihan contre les fermes usines" et de certaines formations politiques comme l'UDB, a réuni environ 200 personnes devant la mairie de Langoëlan pour une cérémonie des vœux un peu particulière.

Et la petite commune de 400 habitants du centre-Bretagne n'a pas été choisie au hasard. Deux éleveurs prévoient de construire deux poulaillers de 2200 m2 chacun, pouvant accueillir jusqu'à 120 000 poules. Les deux bâtiments seraient équipés de ventilation, hangar, forage d'eau, ainsi que d'une aire de compostage de près de 700 mètres carrés pour récupérer les effluents de l'élevage.
 

 

Mais le projet, même s'il a été validé par le préfet, suscite la polémique depuis deux ans. Les opposants ont déposé un recours en décembre 2019 auprès du tribunal administratif de Rennes. Pour l'instant, le projet est au point mort. Une pétition lancée il y a deux ans, a réuni plus de 76 000 signatures. 

 

Un enjeu de la campagne électorale des régionales


Pour les opposants à ces élevages intensifs, ce mode de production agricole favoriserait le développement de virus et de pandémies, comme celle que l'on subit actuellement.  
 


La Région Bretagne soutient ce projet avec l'octroie d'une subvention de 50 000 € dans le cadre du Plan volailles. Des aides à la construction de bâtiments qui peuvent s'élever jusqu'à 200 000 € HT avec un taux d’aide de base de 25 %. Trois autres projets ont eu le soutien de ces aides dans le Morbihan.

Mais à quelques mois des élections régionales, c'est le modèle agricole breton qui est visé avec ces "fermes usines". Claire Desmares-Poirrier, tête de liste écologiste et fédéraliste "Bretagne d'Avenir" avait fait le déplacement pour dénoncer "un scandale". "C'est de l'argent publique qui va pour un modèle qui n'est plus celui que souhaitent les Bretonnes et les Bretons. Il est nécessaire de trouver une autre manière de faire" argumente-t-elle.

En Bretagne, une centaine de nouveaux poulaillers pourraient voir le jour dans les prochaines années.

 

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