A Lorient, la ministre de la Mer face à des pêcheurs en souffrance

Ce vendredi  30 avril, la ministre de la Mer, Annick Girardin a rencontré les professionnels de la pêche au port de Keroman à Lorient dans la matinée. Entre les importations à prix réduits et les restaurants fermés, une partie de la filière pêche bretonne se trouve en grande souffrance.

Annick Girardin, ministre de la Mer, ce vendredi 30 avril au port de Keroman. A sa droite Olivier Le Nézet, président du comité régional des pêches et à sa gauche Fabrice Loher, maire de Lorient. Derrière Loïg Chesnais-Girard, président de la région Bretagne.
Annick Girardin, ministre de la Mer, ce vendredi 30 avril au port de Keroman. A sa droite Olivier Le Nézet, président du comité régional des pêches et à sa gauche Fabrice Loher, maire de Lorient. Derrière Loïg Chesnais-Girard, président de la région Bretagne. © Isabelle Rettig-France Télévisions

Entamée ce jeudi 29 avril, la visite de la ministre de la Mer, Annick Girardin dans le Morbihan se poursuit ce vendredi. Dès 8 heures, la ministre a rencontré les professionnels de la pêche au port de Keroman à Lorient. Qu'ils soient du Guilvinec (Finistère) ou de Lorient (Morbihan), tous, ont fait part de leurs inquiétudes.

 

Pour les marins du Guilvinec, essentiellement tournés vers la pêche hauturière, c'est la fermeture de la restauration, leur débouché principal, qui affecte leur vente. Les poissons nobles (turbots, raies, lottes, Saint-Pierre, bar...) qu'ils ramènent après des campagnes d'une dizaine de jours, sont cuisinés plutôt par des professionnels.

A Lorient, les pêcheurs côtiers, proposent des poissons moins chers, principalement destinés aux particuliers. Eux, se trouvent en concurrence avec des importations très bon marché. "On n'arrive pas à vendre notre poisson, s'agace Clément Arrial, patron pêcheur à Lorient. Notre poisson est acheté à des prix tellement bas à des pays comme l'Irlande que le nôtre nous reste sur les bras." 

La ministre de la Mer en a appelé à la solidarité de la grande distribution et des consommateurs. "Quand un pêcheur vend cinq centimes sa lotte, le pêcheur a le droit d'être en colère. Je suis en colère, les Français devraient être en colère."

© Isabelle Rettig-France Télévisions

 

Lundi 26 avril, le gouvernement a annoncé une aide de 100 millions d'euros pour la filière pêche dans le cadre de l'accord post-Brexit. Une perfusion, mais à quand des solutions pérennes qui permettent à ces professionnels de vivre de leur métier ?

 

© Isabelle Rettig-France Télévisions

 

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