Lorient : pas de sanction pour la professeure convoquée pour avoir fait cours en présentiel

Une manifestation syndicale d'enseignants s'est déroulée ce lundi devant l'Université de Bretagne Sud de Lorient, en soutien à une collègue convoquée par la direction pour avoir repris ses cours en présentiel avec ses étudiants mardi 19 janvier. Cette dernière n'est pour autant pas sanctionnée.

 

Mobilisation en soutien à l'enseignante ayant donné des cours en présentiel à l'UBS.
Mobilisation en soutien à l'enseignante ayant donné des cours en présentiel à l'UBS. © Juliette Vincent Seigner France 3 bretagne

Rassemblés devant l'Université de Bretagne Sud de Lorient, près de 70 de manifestants ont apportés leur soutien à leur collègue Florence Gourlay,  maîtresse de conférence en histoire-géographie, convoquée ce lundi par la direction de l'Université. Le mardi 19 janvier, Florence Gourlay a donné un cours à 25 étudiants de troisième année en présentiel. La veille, elle avait déjà accueilli sur place 18 étudiants de son master. Une action très médiatisée, vu le contexte sanitaire.


"Florence Gourlay a agi par devoir en répondant à la demande de plus en plus pressante des étudiants qui subissent depuis des semaines des cours « en distanciel » et sont en détresse, isolés derrière leurs écrans, coupés de toute relation sociale. Elle a agi en pleine responsabilité en assurant ses cours dans le strict respect des normes sanitaires de sécurité" argumentent les syndicats, qui demandent un retour sur site de l'ensemble des étudiants.

A la sortie de son entretien avec la Présidente de l'Université, Florence Gourlay a pris la parole, précisant qu'il s'est agit d'une scéance de conciliation et d'apaisement, même si il lui a été reproché d'agir de façon individuelle. 

Je ne demande que ça de travailler en collectif et que la communauté universitaire travaille ensemble avec du présentiel ! La Présidente m'a annoncé le feu vert pour un retour des étudiants sur site dans la limite de 20 % des capacités d’accueil de l'Université.

Florence Gourlay, maîtresse de conférence histoire-géographie à l'UBS Lorient

Dans un communiqué lundi après-midi, la présidente de l'université confirme, "dans un esprit de conciliation et au vu des évolutions annoncées jeudi dernier par le Président de la République", l'absence de "poursuites disciplinaires à l'égard de l'enseignante concernée".


Lors de la rencontre avec Mme Gourlay, "la présidente a rappelé que le retour en présentiel des étudiants constituait également une priorité pour elle mais que
celui-ci ne pouvait se faire qu'en cohérence avec les mesures qui s'imposent aux établissements d'enseignement supérieur", indique le communiqué.
 

La Présidente de l'Université lui a confirmé que, suite à la circulaire du ministère de l'enseignement supérieur, reçue vendredi dernier, certains cours pourront donc reprendre en présentiel, pas forcément une journée entière par semaine mais avec un mode d'organisation à mettre en place, sous réserve de nouvelles mesures extrêmes de confinement.

La nouvelle a soulagé les enseignants sur place. 

Les étudiants se sont adaptés. C'est la deuxième année qu'ils subissent les cours de cette façon à cause de l’épidémie. Mais le système a atteint ses limites. Ils souffrent d'isolement, de solitude, il y a urgence. Laissez-nous faire cours. S'il n'y a pas assez de place à l'université, trouvons d'autres endroits

Célia, maître de conférence urbanisme et aménagement de l'espace

 

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