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Projet FLOWER : du lin pour remplacer la fibre de verre

Alain Bourmaud, ingénieur de Recherche à l'Université de Bretagne Sud et coordinateur du projet FLOWER / © Stéphane Izad
Alain Bourmaud, ingénieur de Recherche à l'Université de Bretagne Sud et coordinateur du projet FLOWER / © Stéphane Izad

Remplacer la fibre de verre utilisée dans la plupart des matériaux composites par une fibre de lin plus respectueuse de l’environnement, c’est l'objet du programme FLOWER coordonné depuis Lorient par l’Institut de Recherche Dupuy de Lôme (IRD2) de l’Université Bretagne Sud. 

Par Eric Nedjar

Baptisé FLOWER ((Flax composites, LOW weight, End of life and Recycling), ce programme regroupe, en France et en Angleterre, plusieurs partenaires aux compétences complémentaires permettant de couvrir l’ensemble de la chaîne, depuis la production agricole des fibres jusqu’à la recherche, le développement et la commercialisation de pièces industrielles. 
 

Des débouchés importants

Très répandu dans l’industrie, l’usage de composites constitués de fibres de verre et d’une résine à base de pétrole représente 20 % de la masse d’une automobile et la quasi-totalité de celle des bateaux de plaisance. Mais elle est non recyclable, contrairement à la fibre de lin.

« On peut avec ces matériaux-là diminuer grandement l’impact environnemental des performances très voisines, voir supérieures, également en diminuer le poids », explique Alain Bourmaud, coodinateur du projet et ingénieur de recherche à l'Université de Bretagne Sud.
 

La renaissance d'une filière

Si aujourd’hui, la culture du lin valorisé pour ses fibres se fait essentiellement en Normandie, sa production était autrefois largement répandue en Bretagne, en particulier pour l'industrie textile et pour la marine (voiles, cordages, tenues des matelots).
 
Un reportage de Stéphane Izad, Christophe Rousseau, Pierre-Yves Cheval, avec Alain Bourmaud (Ingénieur de Recherche à l'Université de Bretagne Sud) et Erwan Grossmann (Responsable du Bureau d'Etudes Biocomposite Kaïros).

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