Chavirage du Maxi Banque Populaire IX d'Armel Le Cléac'h : “Tout est allé très vite”

Le Maxi Banque Populaire IX en janvier 2018, avec Armel Le Cléac'h / © Y. Zedda / BPCE
Le Maxi Banque Populaire IX en janvier 2018, avec Armel Le Cléac'h / © Y. Zedda / BPCE

Dans la nuit de vendredi à samedi, le Maxi Banque Populaire IX a chaviré alors qu'il naviguait au large des côtes marocaines dans le but de rallier Nice.

Par Baptiste Galmiche

Le Maxi Banque Populaire IX a chaviré cette nuit aux alentours de 3 h du matin pour des raisons encore non communiquées. Le bateau naviguait au large des côtes marocaines. L'équipage, composé d'Armel Le Cléac'h, de Pierre-Emmanuel Hérissé et d'un cameraman, ont pu déclencher la balise de détresse et contacter le team technique à terre.

Tous trois sont sains et saufs, il n'y a pas de blessé. Ils ont été hélitreuillés en début d'après-midi par la Marine nationale marocaine et ont subi, sur place, des contrôles de santé. Ils ont ensuite été pris en charge par le Consulat de France à Casablanca.

"Tout est allé très vite"


"Pour s’entraîner, on est allé chercher un point de passage dans le Nord-Ouest des Canaries", relate Armel Le Cléac'h qui précise que "les conditions de mer et de vent étaient plutôt correctes".

"J’ai été m’allonger cinq minutes sur la bannette pour commencer une sieste. Le bateau a commencé à se lever très vite suite à une survente de vent, je n’ai pas eu le temps de sortir. J’ai pu choquer la grand voile mais cela n’a pas suffi. Tout est allé très vite, le bateau a basculé sur le côté tribord. Je me suis retrouvé à l’envers dans l’eau qui avait inondé la cabane. Pierre-Emmanuel m’appelait pour savoir si j’étais là. Nous arrivions à nous entendre entre deux vagues, j’ai réussi à sortir de là et à me hisser dans la coque centrale en sécurité avec eux, à l’abri."

"Au moment où nous avons quitté le bateau, les trois coques et les bras étaient intacts, le mât quant à lui, est cassé en plusieurs morceaux", souffle le skipper. Car la priorité est désormais de limiter les dégâts matériels, toutefois inévitables étant donné que le bateau s'est retourné. Il faut agir rapidement car, dans l'eau, il peut rapidement se dégrader. "C’est vraiment dur à vivre", conclut Armel Le Cléac'h.



Parti de Lorient mardi, le bateau prenait la route de la Méditerranée pour y disputer dans quelques jours la Nice UltiMed. L'équipage ne pourra pas participer à cette course en raison de cet accident.

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