Le TGI de Vannes reconnaît la faute inexcusable de Triskalia vis-à-vis d'un ex-salarié

Le siège de Triskalia à Landerneau / © Florence Malésieux
Le siège de Triskalia à Landerneau / © Florence Malésieux

Dans un jugement rendu hier mercredi , le pôle social du Tribunal de Grande Instance de Vannes a reconnu la faute inexcusable de l’employeur Triskalia à l’encontre de Noël Pouliquen, salarié sur le site de Glomel.

Par La rédaction


C'est une nouvelle victoire des salariés de Triskalia après celle de Pascal Brigant et Claude Le Guyader pour lesquels le 24 octobre, le Conseil des prud’hommes de Guingamp a condamné Nutréa-Triskalia à leur verser près de 110 000 € pour cause de licenciement "sans cause réelle et sérieuse".

Noël Pouliquen a été embauché en 1989 sur le site Triskalia de Glomel dans les Côtes d'Armor, plate-forme logistique de stockage et distribution des "produits phyto-sanitaires". Il y a tenu des emplois de magasinier, préparateur de commandes, chauffeur livreur.

En 2015, âgé de 48 ans, un lymphôme non hodgkinien a été diagnostiqué et il a dû subir une auto-greffe. Depuis, il est en arrêt maladie et souffre des suites de la maladie et de ses traitements. 

En décembre 2016, sa maladie a été reconnue comme maladie professionnelle liée aux pesticides. Son père Raymond, salarié sur le même site, en 1999 avait lui-même déclaré une leucémie.

Suite à cette décision, il restera au tribunal de Vannes à évaluer le montant des préjudices physiques et moraux que Noël Pouliquen a subi.

A Plouisy (Côtes d'Armor), la coopérative Triskalia a été condamnée à plusieurs reprises par le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale (TASS) dans les affaires concernant plusieurs salariés. Sur le site de Glomel, d’autres salariés sont malades ou décédés.
 

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