Plouay : l'association Ai'ta dénonce "une réduction de la place de la langue bretonne" dans la politique de la Région

Des membres de l'association de défense de la langue bretonne Ai'ta étaient mobilisés ce dimanche 2 février pour dénoncer la politique menée par la Région Bretagne en matière de langue, notamment dans son réseau de transport public. 

Une vingtaine de militants d'Ai'ta ont montré leur mécontentement vis-à-vis "de la réduction de la place de la langue bretonne" dans la politique menée par la Région.
Une vingtaine de militants d'Ai'ta ont montré leur mécontentement vis-à-vis "de la réduction de la place de la langue bretonne" dans la politique menée par la Région. © France Télévisions
C'est devant la gendarmerie de Plouay (Morbihan) que des d'Ai'ta se sont réunis ce dimanche. Lieu où une militante devait être entendue pour une action menée par l'association de défense de la langue bretonne à Vannes en 2018, qui avait ciblé un bus BreizhGo. 

Le véhicule avait été peint en orange, "avec de la peinture à l'eau" selon Ai'ta, pour dénoncer l'absence de signalétique bilignue français/breton. Suite à celà, le délégataire des transports publics avait déposé plainte. 
En 2018, à Vannes, les militants d'Ai'ta avaient peint en orange un bus BreizhGo pour dénoncer l'absence de signalétique bilingue français/breton sur les véhicules de transports de la Région.
En 2018, à Vannes, les militants d'Ai'ta avaient peint en orange un bus BreizhGo pour dénoncer l'absence de signalétique bilingue français/breton sur les véhicules de transports de la Région. © France Télévisions

La mobilisation des militants ce dimanche était symbolique, en soutien de la jeune femme convoquée. Mais pas seulement. Puisque l'association Ai'ta a également rappelé son mécontentement vis-à-vis de la politique linguistique menée par la région. 

"On estime que le conseil régional ne met pas en place la totalité de la politique linguistique qu'il a votée et qu'il ne la généralise pas non plus à toutes les politiques publiques dont il a la charge, indique Fañch, un mitant d'Ai'ta. Le transport est à la charge de la région et la région ne développe pas de bi-linguisme dans ses transports. On remarque avec la mise en place de la marque Breizhgo, nouvelle marque du conseil régional pour le transport public, une réduction de la place de la langue bretonne. Sur le site internet et sur les véhicules que ce soit les bus ou les TER. On demande une présence visible et audible pour que la langue bretonne vive tout simplement et qu'elle ait la place qui est la sienne".
 
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